festivale donia

festivale de donia

Article de la Gazette de la Grande île

La Gazette de la Grande île

Le 01 juin 2004

DONIA 2004 EST MORT,VIVE DONIA 2005 !

Des oiseaux mouches, (soihy), commençaient à voleter dans les arbres tout en modulant à pleins gosiers, leur antienne pour saluer le jour naissant quand les colonnes acoustiques de la sonorisation se turent et les batteries de spots lumineux s’éteignirent. La 11 ème version du Festival DONIA de Nosy Be venait de rendre son dernier soupir. Mais déjà à Nosy Be, des inconditionnels du festival, maintenant bien enraciné pour s’identifier à une tradition, criaient, vive le prochain DONIA et il sera meilleur, comparé à celui qui vient d’expirer.

Si nous devions immortaliser des moments forts de la onzième édition de DONIA, nous relèverions volontiers, le gigantesque carnaval, la prestation exceptionnelle des artistes et également, le concours de moto-cross. Pour ne pas changer, le carnaval, l’un des points d’orgue de DONIA, a enregistré un immense succès populaire. Toutes les couches sociales, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, des scolaires, des membres de mouvements organisés ou non, bref, toutes les forces vives de Nosy Be tenaient à exprimer leur adhésion à DONIA, en participant spontanément au défilé. Chacun rivalisait d’imagination créatrice à développer les idées-forces du COFESTIN. Celles-ci se confinent dans la gestion du patrimoine malgache par l’éducation, le développement du tourisme débarrassé de ses travers touchant la prostitution et la pédophilie, dans l’application du partenariat des secteurs public et privé.

Ici, un accent relève le retour de la compagnie aérienne Air Madagascar car en juillet prochain, notre transporteur aérien national inaugurera une ligne directe, Nosy-Be-Milan (Italie). Par cette initiative, Air Mad va figurer parmi les animateurs du nouveau pôle de développement économique de Nosy Be.

Dans cette perspective encore, DONIA 2004 a pu bénéficier d’une subvention du Ministère du Tourisme et de la Culture d’un montant de 15 millions de Fmg alors que pour l’an prochain, la Province du Nord a annoncé l’inscription d’une ligne budgétaire DONIA pour préserver la pérennité du plus stable des festivals de cette zone sud de l’Océan Indien.

Dans l’après-midi du mercredi 27 mai, on aurait dit que tout Hell Ville s’arrêta. Ceux qui ne défilaient pas, s’agglutinaient sur deux bords des trottoirs de la longue rue commerçante courant de l’installation de la JIRAMA jusqu’au stade d’Ambodivoanio, en passant devant la Mairie, où se postaient les officiels.

Cette année, le COFESTIN a eu la main heureuse dans son choix d’artistes. Les festivaliers ont pu apprécier la prestation de groupes d’artistes, venant de Mayotte avec Cadence Mahoraise, BABADI des Comores, un adepte du reggae et du M’Dodro. Le groupe OUSSANOUSAVA ou celui composé des percussionnistes de DESTYN deux formations originaires de l’île de la Réunion et des artistes bien de chez nous, truffés de talents comme Jean Rigo, Wawa, Bilo, Fandrama ou Gérard Tsapaloko ou Terakaly.

Le Festival de Nosy Be jouit d’une réputation pas du tout usurpée, en l’occurrence, celle d’être un carrefour, un lieu d’échanges entre artistes. C’est également une rampe de lancement pour jeunes artistes riches de promesses mais en quête d’une notoriété régionale sinon internationale. Mais dimanche, à la clôture de DONIA, les festivaliers furent fascinés par deux authentiques monuments de la culture malgache, avec le groupe N’Java et celui de Dr JB. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

DONIA 2004 a introduit une note d’innovation, en organisant une compétition de moto cross. Cette manifestation a suscité un bien vif engouement auprès d’un public estimé à 5.000 âmes. Pour le plaisir des dix motards concurrents, M. Yves Jolis a tracé un circuit long de 600 m sur un terrain latéritique de la SIRAMA mis à la disposition du COFESTIN. Le circuit comprend 5 obstacles répondant aux normes internationales, un plateau doté d’une pente de réception et divers ateliers pour saut simple ou saut double. Cette dernière installation a assuré le côté spectaculaire car suivant sa vitesse et son accélération, un concurrent se propulsait en l’air, en faisant corps avec sa machine pour accomplir un bond de 15 à 20m. Dans ces exercices techniques de la maîtrise des sports mécaniques, c’est Jean Louis moto N°8 qui triompha, suivi de Thierry (N°2). 3ème Nicolas (N°7). 4 ème Swann (N°10). 5ème Denis (N°9). 6 ème (N°6), Laurent. De notre envoyé spécial, Jean-Martial VANIVATO