festivale donia

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Article- Les Nouvelles

Article du 14/5/2005

Hausse d’affluence au festival Donia

    Près de 16.000 billets liquidés en pré-vente et environ 10.000 spectateurs à chaque spectacle. À mi-chemin du festival, Donia 2005 s’annonce d’ores et déjà comme une réussite. Il faut savoir que la billetterie constitue 25 % du budget du festival. L’affluence s’est confirmée dès le premier jour, jeudi.

    Ce jour, Lôla et Jaojoby sont en tête d’affiche. Par ailleurs, deux découvertes sont à attendre : Tambour Gasy, un big band de percussion, et le sega expérience réunionnais, La Résidence, avec Leïla Negrau et Tiana mais sans Bruno Escyle (Apolonia) retenu par une mauvaise grippe.

    Au bord de la minuscule piscine, mais ô combien charmante, de l’hôtel les Boucanniers, sculpté à flanc de colline à Ambatoloaka, Leïla Negrau et Tiana discutent des derniers préparatifs avec les musiciens. La pionnière du maloya rock et la star malgache du sega sont déjà des cocktails en soi. Les musiciens qui les accompagnent sont encore explosifs avec un Américain, le guitariste Thomas Potrel (ex-Alabina), un Espagnol, le bassiste Olivier Roman Garcia (ex-Olivier Ker Ourio), un Sénégalais, le batteur Séga Seck (ex-Touré Kounda et Xalaam) et un Malgache, le claviériste Sammy Rakotoarimalala, sideman bien connu à La Réunion. “J’ai rencontré Olivier Roman Garcia lors d’une séance d’enregistrement de Pierre Vassiliu. C’est lui qui a rameuté la bande” raconte Leïla Negrau, à l’origine du projet.

    Après Donia, La Résidence effectuera une tournée en Europe. Pour le moment, Donia continue avec, au programme de la dernière journée, demain, un feu d’artifice de nouveaux talents : Rasoakininike, Vaiavy Chila et Wawa

Randy Donny

Article du 13/5/2005

  Donia 2005 débute à peine qu’on parle déjà des prochaines éditions

      Le festival Donia continuera au moins pendant 4 à 5 années de plus. C’est ce qui ressort de la rencontre avec la presse organisée par le comité d’organisation (Cofestin), hier à l’hôtel Ylang Ylang, Ambatoloaka.

    “Avec la subvention de la COI, le budget du festival a doublé”, indique Jean-Louis Salles, secrétaire général du Cofestin. “Ceci a permis d’améliorer les infrastructures du site : le podium, les sanitaires, la clôture du stade et les stands que nous avons achetés pour environ 50 millions de fmg. Enfin libérés de nos obligations qui nous coûtent chaque année entre 100 à 150 millions de fmg, nous allons pouvoir nous occuper essentiellement des artistes même si le volet transport accapare encore une bonne partie du budget”, ajoute Vincenzo Sanna, vice-président du Cofestin, par ailleurs opérateur touristique bien connu de l’île aux parfums. À ce propos, Vincenzo Sanna se plaint d’avoir trente clients immobilisés à Tana à cause du surbooking de la desserte aérienne en ce moment vers Nosy-Be. D’ailleurs, pour la même raison, Dadah de Fort-Dauphin et Ricky ne pourront pas rejoindre Nosy-Be où ils sont pourtant au programme du Donia ce soir. “A leurs places, nous allons peut-être prendre des valeurs montantes de la programmation off” a déclaré Jean-Louis Salles.

     Ceci dit, le stade d’Ambodivoanio ne risque pas de s’ennuyer ce soir, deuxième journée du festival avec Mima et Dr JB ainsi que des artistes de Mayotte et des Seychelles, invités étrangers du jour.

     Passant sur Marimé, considérée comme la dernière révélation de la scène seychelloise pour parler surtout des Mahorais. Mikidache, lauréat des prix découvertes-RFI en 1999, n’est pas inconnu du public malgache. En tout cas, il n’est pas étranger à Madagascar. Né dans un village “bouki”, Mikidache a des origines malgaches et parle la langue de Rabearivelo couramment. Dans les années 80, on l’a déjà vu dans une émission télé chantant un rock endiablé avec le groupe Ylang-Ylang. À l’époque, il sortait à peine de l’adolescence et le rock revival genre Les Forbans, Stray Cats et Los Lobos était à la mode. Quelques années plus tard, Mikidache passe à l’acoustique et devient chanteur engagé. Son nom signifie “quelqu’un de bien”. Jusqu’ici, les critiques ont plutôt tendance à le confirmer.

     Si Mikidache vient du rock, M’Toro Chamou, lui, vient plutôt du rap. Après avoir fondé M’Tsatéré Power, il quitte Mayotte pour la France avec, dans ses bagages, des mélodies et des rythmes du m’godro traditionnels. Il y fréquente Mikidache et cisèle des textes où transparaissent les malaises d’une société déchirée entre le passé, marqué par la soumission, et le présent, marqué par le désir de retrouver une identité propre.

     Pour sa 12ème édition, Donia a prouvé sa propre identité en faisant reconnaître la culture comme facteur d’épanouissement des individus.

Randy Donny

Article du 12/5/2005

Maurice envoie des têtes couronnées au festival Donia

    Dabliou Bush a rencontré Michael Jackson par le biais des masques et autres déguisements au carnaval du festival Donia, hier. Traditionnellement, le carnaval marque l’ouverture officielle du festival.

    Après la programmation off donc, on s’attaque aux choses sérieuses au stade d’Ambodivoanio où une scène accueillera les stars à partir de ce soir. À l’affiche justement ce soir, des artistes de Maurice.

    L’île Maurice a quatre représentants, réunis dans le concept “Fiesta mauricienne”, pour défendre ses couleurs au festival Donia. À tout seigneur, tout honneur, deux têtes couronnées, Sandra Mayotte, lauréate du Kora awards récompensant chaque année les meilleurs artistes du continent africain, Bruno Malcom, nominé du Kora awards, et 2 personnalités qui ne déméritent point, Gérard Louis, ex-cassiya, une des grandes figures de la variété mauricienne déjà présentes au Donia, et surtout Natty Jah.

    Son panache blanc indique que Natty Jah ne date pas de la dernière pluie. Il est dans le circuit depuis une vingtaine d’années. À Maurice, on considère Natty Jah comme celui qui a, avec le tube “Vanité”, donné ses lettres de noblesse au seggae. Mélange de sega et de reggae, popularisé par Kaya, le seggae est une trouvaille qui rassemble la grande famille des villes.

    Cette grande famille, Hazolahy le connaît bien pour avoir effectué une résidence de création à La Réunion avec Méssazé. Réunissant des jeunes artistes de Fort-Dauphin, moyenne d’âge 20 ans, autour d’une mandoline à cordes de fil de pêche en nylon et une déferlante section de percussions, Hazolahy s’annonce comme un des moments forts de Donia 2005.

     Au programme également ce soir, Jerry Marcoss, Brillante et le valihiste Tombo Daniel.

 Randy Donny

Article du 11/5/2005

Donia à la bougie…” Nosy Be sous le choc… pétrolier quand la Jirama disjoncte !

    Nosy Be a failli jouer le festival annuel du Donia sans électricité. A la bougie ! Interrogés sur cette situation, les responsables de la Jirama, à Antananarivo, déclarent qu’une première partie du gasoil est déjà arrivée sur place pour résoudre ce problème de coupure de courant provoquée, selon les responsables locaux, par l’impossibilité de s’approvisionner en gas-oil en raison des arriérés dus par la société à ses fournisseurs (Total et Jovenna, croit-on savoir).

     L’Ile de Nosy Be consomme 365.500 litres de gasoil par mois et 2.365 litres d’huile pour les 8 groupes thermiques installés dans l’île.

     Cette incroyable coupure de courant a entraîné beaucoup de dégâts matériels dont l’avarie des aliments congelés, l’arrêt des stations-service et également, des problèmes dans les centres hospitaliers où des opérations chirurgicales auraient dû se dérouler, des communications téléphoniques etc… En plein festival international financé par l’Union européenne ! Bonjour la publicité touristique…

     La Jirama a reçu un fonds de 10 millions de dollars de la Banque mondiale pour des dépenses d’équipement, et un appui de la Banque européenne aux investissements. C’est insuffisant, comme le nouveau DG de la Jirama l’a annoncé lors de ses conférences de presse mensuelles.

     Selon des informations recueillies à Nosy Be, où cette situation a provoqué la colère unanime de la population, une intervention du Premier ministre aurait permis de débloquer la situation en urgence, par une livraison de Total. “Et demain, quand Donia sera fini ?” s’interrogent les habitants de l’île.

Article du 11/5/2005

Derrière le festival Donia, l’histoire d’une île aux parfums du mystère…

      Nosy-Be vit au rythme du festival Donia. Quand Donia s’arrête, le cœur de Nosy-Be cesse de battre. C’était le cas lundi où en raison d’une coupure de courant due à une lamentable histoire de facture impayée, la programmation off a dû être annulée. Ainsi, on a dû fusionner deux programmes pour la soirée d’hier.

     Mais Donia n’est pas seulement que la musique. C’est également d’autres activités culturelles qui, c’est bien dommage, restent généralement ignorées du grand public. Vendredi 13, une conférence “Vivre positivement avec le Sida” est organisée à la salle d’œuvre de Hell-ville, capitale de cette île touristique, donc particulièrement exposée à la maladie. “Cultures et traditions face au développement touristique” est d’ailleurs l’objet d’une autre conférence à l’Alliance française demain. Toujours au même endroit, mais le samedi 14, on discutera de l’origine et du peuplement des îles de l’océan Indien avec Cassam Ali et Jean-Philippe Debleds.

     Se définissant comme “Historien amateur” (sic) Jean-Philippe Debleds s’est pris de passion pour l’histoire de l’île aux parfums le jour où un italien Pero Boi le contacte. “Pero Boi faisait partie de ceux qui ont fondé le musée de Hell-ville, aujourd’hui à l’abandon. Il m’a montré ses innombrables photos et m’a ouvert ses archives”, se souvient Jean-Philippe Debleds. Depuis, cet ancien colonel de la Légion étrangère n’a cessé de rassembler des éléments sur l’histoire de la région. Une partie de sa collection figure à l’expo “Vue historique de Nosy-Be”, ouverte depuis lundi à l’Alliance française. L’expo est une initiative de l’association AMBRE dont l’antenne à Nosy-Be est Brigitte Bacquet.

     L’expo permet d’apprendre que Hell-ville a englouti un ancien village royal, Andoany, qu’habitait le roi Tsihomeko dans les années 1840. La ville est baptisée du nom du contre-amiral français Hell gouverneur de Bourbon (La Réunion). L’armoirie de Hell-ville, dessinée en 1952, est inspirée de celle de la famille Hell. “Ecu taillé, soleil levant du chef dextre, fleur de lys au centre cœur”. Le requin a été ajouté par l’administrateur chef de l’époque.

 Randy Donny

Article du 11/5/2005

Donia endeuillé par la mort d’un artiste de la Réunion

      Sur la route de l’aéroport, la voiture qui transportait le groupe réunionnais Renésens est entrée en collision, de plein fouet, avec un fourgon, dont le conducteur téléphonait avec son portable, précisent des témoins. Bilan : un mort, Damien, 23 ans (chants, cornemuse nantaise et binioù koz) et un blessé, son petit frère Morgan, 18 ans (chants) qui, dans un état grave, doit être rapatrié d’urgence à La Réunion.

     Renésens s’annonçait pourtant comme une des découvertes à attendre du festival Donia avec sa fusion de chant créole et de musique celte. Le fondateur, Dominique Aupiais, père des victimes, a déjà déclaré que Renésens continuera la scène même s’il sera donc absent de Donia, samedi. “Nous partirons sur d’autre bateau” chantait Damien sur un air de marins.

Article du  10/5/2005

Le festival Donia démarre avec une programmation off

      Nosy-Be, aéroport de Fascène. A la descente d’avion, l’équipage du vol Air Mad annonce la température au sol, 30°. La chaleur évoque une antichambre de l’enfer mais le parfum qu’exhale l’ylan ylang à l’entrée de Hell-Ville ainsi que la beauté du paysage font vite comprendre qu’on est dans un petit paradis.

     Comme chaque année, à la Pentecôte, Nosy-Be communie avec la vie, pendant quatre jours avec le festival Donia. Baptisé cette année Festival de l’océan Indien, avec le soutien de la COI, le festival de Nosy-Be débute exceptionnellement par une programmation off. Atmosphère.

     Depuis samedi, Nosy-Be est plongée dans une ambiance de fête. Tous les spectacles du festival off sont de surcroît gratuits. Chaque soir, une scène dressée devant le lycée était le théâtre, pendant deux jours, d’un concours de salegy avec la participation d’une douzaine de groupes originaires de l’île au parfum mais aussi d’Ambilobe (Benavony Music et Black Makoa, une compagnie de danse hip hop à la base), de Majunga (Cando’s man et Nina), d’Antalaha (Edvelzah) et même d’Antsirabe (Hery andrin’ny Ray). A l’issue de la finale, agrémentée de démonstrations de moraingy, de capoeira et de sigoma, le concours était remporté par Ravinkazo, une formation de douze personnes basées à Nosy-Be.

     Hier, une longue panne de courant a perturbé la programmation de la scène off mais celle-ci doit normalement continuer par une succession de chanteurs de variété dont Mamy Basta d’Antsirabe, ainsi qu’une représentation théâtrale de la troupe Jeannette, une prestation plutôt inédite et plus qu’inhabituelle à Nosy-Be. La scène off restera donc ouverte sur trois sites (préfecture, lycée, Alliance française) jusqu’au mercredi 11 mai, jour J du Donia, avec entre autres, Docteur JB, Backom le rasta, des rappers ( RNJ-Kenny de Nosy-Be et Wise Kids d’Antsirabe), sans oublier un boys band de la ville d’Eaux égaré sous les cocotiers, Faxy. Sans Ra-Yves, Faxy se réduit actuellement à un trio de chanteurs aux noms évocateurs : Dir Cab, Body Guard et Good Look.

     Une agréable surprise est à attendre de Wobé Kélé Troup, une compagnie de danse afro émanant de La Réunion. Le festival Donia proprement dit se déroulera du 12 au 15 mai et débutera comme d’habitude par un carnaval le 11 mai à 12h 30. Tous les anges de Hell-Ville se déguiseront alors en petits diablotins dont le défilé traversera toute la ville jusqu’au stade d’Ambodivoanio.

 Randy Donny

Article des Nouvelles du 09 avril 2005

De grands moments attendus des invités étrangers de Donia 2005

        Le festival Donia est lancé. Le temps d’une édition, la 12ème, le festival de Nosy-Be portera l’étiquette de “Festival tournant de l’océan Indien” avec un financement à 60% assuré par la COI sur un budget d’environ 800 millions de Fmg. Du 11 au 15 mai, Nosy-Be vibrera aux rythmes des îles. Mais les impatients peuvent déjà rallier l’île aux parfums dès le 7 mai, début du festival off avec un concours de salegy, des spectacles de chants folkloriques, du théâtre (Tropy Jeannette), de la danse et des expo d’arts plastiques. Honneurs aux invités étrangers qui, cette année, promettent bien d’agréables moments.

Présentation.   Les Réunionnais viendront en masse. La surprise à attendre sera Renésens. Formé en 1996, Renésens s’inspire de la musique celtique que les membres du groupe considèrent comme une composante historique indissociable de l’histoire de l’île de la Réunion. Le groupe mêle les instruments bretons traditionnels (bombarde, biniou, cornemuse) aux instruments traditionnels réunionnais (roulèr, kayamb, djembé) mais ne se définit pas pour autant comme un groupe “traditionnel”, au sens où l’on entend le terme de ce côté-ci de l’océan Indien, car il puise son inspiration dans les grands courants musicaux actuels (reggae, rap, funk, raï), pour inventer le “reggae-rap-celtique”, le “slow-rap” ou le “maloya-raï”. A découvrir le 15 mai.

Autre artiste réunionnais qui puise son inspiration dans un courant musical majeur (le rock) pour le mêler à un rythme traditionnel (le maloya), Leïla Negrau, qui fera partie d’un collectif, La Résidence (à l’affiche le 14 mai) regroupant Bruno Escyle, leader d’Apolonia, déjà à l’affiche de Donia, et Tiana, la star malgache du séga.

Une autre sensation est à attendre de Maurice avec Sandra Mayotte. Récompensée du Kora award de la meilleure artiste de l’Afrique de l’Est en 2001, Sandra Mayotte est l’inventrice d’une nouvelle danse, le makalapo. Sandra Mayotte est programmée le 12 mai avec Fiesta Mauricienne, une équipe qui regroupe Gérard Louis (ex-Cassyia), Natty Jah et Bruno Malcolm.

Passons sur les Seychelles dont la venue de la représentante, Marimé, est confirmée pour faire un saut aux Comores avec Mikidache. Présenté comme le “Silo comorien”, Mikidache a appris la guitare à 13 ans malgré l’opposition de sa famille. Lauréat du prix Découverte-RFI en 1999, il puise son inspiration du style populaire twarab (taarab au Zanzibar), mêlé de sonorités malgaches. Mikidache montera sur scène le 13 mai avec son compatriote M’Toro Chamou, adepte du M’Godro.

Le 15 mai, un autre groupe comorien est à l’affiche, Trio Universal, présélectionné pour les Jeux de la Francophonie, à Niamey, en décembre.

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