festivale donia

festivale de donia

Interview réalisée par Vanilland

Après le Donia 2004, interview réalisée par Vanilland

 Titre:

Moments privilégiés avec Daniel BOISSON

mailto:info@vanilland.com

www.vanilland.com

 

PROPOS RECUEILIS PAR PATRICIA RANDRIAMAHEFA

1 – Merci pour cette interview, pouvez-vous vous présenter aux internautes ? (nom, poste, responsabilité, statut …)

Je m’appelle Daniel Boisson, je vis entre Madagascar (Nosy Bé) et La Réunion. Je suis producteur de Spectacles et de Disques, gérant de la Société JBE Mizik. Je suis membre du Comité d’organisation du Festival (COFESTIN) depuis 2000, ou je suis chargé de la programmation étrangère, de l’accueil artiste et de la Régie Générale.

2 – Comment est arrivé l’idée d’organiser le festival Donia ?

L’idée d’organiser le Donia date de 1994. C’est le pari un peu fou d’une bande de copains, tous opérateurs économiques de Nosy Bé, d’organiser une fête musical, avec très peu de moyen. Depuis le festival a beaucoup évolué, d’autre volontaires ont rejoint l’aventure au fil des années et la dimension et la renommée du Donia n’est plus à démontrer. Des membres fondateurs, seul deux restent encore au sein du COFESTIN.

3 – Vous avez choisi Nosy-Be comme terre d’acceuil, pour quelle raison ?

Tout simplement parce que ma femme est de Nosy Bé.

Que veut dire Donia ?
Donia, en Sakalava, pourrait se traduire en français par « La vie, la belle vie ».

4 – Il vous faut combien de temps ? combien de personnes ? pour monter un tel projet ?

La préparation et la clôture du festival s’étalent sur toute l’année, entre deux festivals. Il n’y a pas de structure permanente avec des salariés, il n’y a que des bénévoles pour la préparation. Les membres du COFESTIN sont au nombres de 14, tous actifs avant, pendant et après le festival. Viennent s’ajouter une dizaine de sympathisant bénévoles qui aident à la préparation et au déroulement, dans le mois qui précede et pendant le festival. Enfin, nous engageons une soixantaine de personne pour la partie executive, juste avant et pendant le festival (Hôtesses, Sécurité, aménagement du stade, chauffeur, etc…). Pendant le festival, c’est donc une centaine de personnes qui travaillent directement avec le COFESTIN.

A cela, il faut bien sûr ajouter toutes les activités et emplois induits (Petits vendeur, Stand au stade, taxis, hôteliers, restaurateurs, artisans, etc…). C’est en fait tout Nosy Bé qui s’active pendant une bonne semaine.


5 – Pouvez-vous nous citer quelques partenaires de ce festival ? (média, sponsor, …)

Cette année a été une année très difficile du point de vue des sponsors. Nos plus gros sponsors cette année sont Total et UNIMA (Pêcheries de Nosy Bé). Auxquels viennent s’ajouter tous ceux qui offrent des apports en services ou remises: Air MadagascarTikoRFIORTMColasTV5RTAJIRAMA, VIDZAR, ETEMADNew PrintSymbolDe nombreux hôtels et Opérateurs de Nosy Bé, etc

Cette année, le Ministère de la Culture est partenaire et nous saluons ce partenariat qui est une grande première, même si nous espérons que son engagement sera plus important encore par la suite.

Il faut bien sûr ajouter à cela la presse écrite, qui couvre chaque année le festival.

RFO Mayotte, TV5, Bienvenue à Madagascar, Presse Suisse, RFI et quelques pigistes européens étaient là pour la couverture internationale.

Quelles sont les complications rencontrées avant la manifestation ? Durant la manifestation ? et après la manifestation ?

Avant le festival, la plus grande difficulté, pratiquement comme chaque année mais encore plus pour 2004, est le bouclage du budget. Nous avons du cette année faire l’impasse sur les groupes mauriciens, seychellois et comoriens pour des raisons budgétaires.

On peut dire que pendant le festival, les complications sont minimes. Le COFESTIN maîtrise maintenant relativement bien le déroulement.

Après la manifestation, il faut faire les bilans, finir de payer les frais engagés durant le festival, et ce sans structure permanente, alors que chacun d’entre nous retourne à ses activités professionnelles, qu’il a forcément un peu laissé de coté avant et pendant le festival.


6 – Pour le Festival Donia 2004, il y avait combien de personnes environ ?

Pour la partie payante seulement, il y a eu plus de 35 000 spectateurs. Auxquels il faut ajouter les spectateurs du festival off, les acteurs et spectateurs du Carnaval, des activités sportives ou sociales, etc… C’est difficilement chiffrable, puisque ces activités ne donne pas lieu à billetterie, mais rien que le carnaval mobilise au moins 30 000 personnes…

Y avait il des touristes du monde entier qui sont venus assister ?

Oui, indiscutablement. Tous les hôtels et vols étaient complets, nous avons vu beaucoup de « Tête blanches » dans la foule. Mais là aussi, un comptage et une approche chiffrée économiquement et difficile pour nous.

7 – Etes-vous satisfait du dernier festival ?

Oui, même si à chaque édition nous avons de regrets et espérons faire encore plus et encore mieux…

Pouvez-vous nous résumer le déroulement du festival ? (les chanteurs qui sont venus)

Chaque année nous mettons à l’honneur une région. Après Tamatave (2001) et Fort Dauphin (2002), c’est cette année la région Nord qui était à l’honneur. C’est donc cette année le Salegy qui a dominé. La Réunion était représentée par deux groupes et Mayotte par quatre artistes majeurs.

Chacun a donné de son mieux, et personne n’a démérité. Comme chaque année nous avons pu découvrir de jeunes talents qui ont agréablement surpris aussi bien le public que les médias ou les organisateurs.

Vous pourrez trouver le programme intégral et la présentation des artistes sur le site du Donia (www.jbemizik.fr.st/donia.htm)

8 – Par rapport à l’inflation actuelle, quelle solution auriez-vous proposé? 

Je n’ai malheureusement pas les compétences en économie nécessaires pour apprécier et juger réellement les causes et les remèdes de la situation économique de Madagascar. Je peux juste constater et déplorer les effets néfastes sur la population de cette inflation et saluer le courage du peuple malgache.

  9 – Et le dernier mot pour les internautes ?

Vous pouvez voir le Donia en texte et en images sur le site du festival. Vous y trouverez l’historique, les photos et compte rendus des éditions depuis l’année 2000.

Les photos, infos et compte rendus de l’édition 2004 seront en ligne d’ici à peu près une semaine.


Merci pour cette interview … RDV au festival  mai 2005 ? .