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La Presse 2008

EXTRAIT DE PRESSE DONIA 2008

L’express du 11 mars 2008

Daniel Boisson
« Donia est auréolé de l’authenticité »
Ce membre du comité d’organisation du Festival Donia donne quelques détails de la 15è édition. La manifestation reste de portée indo-océanique.

Pour Daniel Boisson, le succès de Donia est aussi dû à son côté fête populaire.
• Quelle sera l’innovation du Donia 2008 ?
Un grand rassemblement vert constituera la vitrine des traditions du Nord de Madagascar. Il aura lieu sur le site de l’arbre sacré, tout comme le moraingy, les chants et danses, l’artisanat, la gastronomie, etc. Une caravane musicale partira de Tana avec la participation des artistes, journalistes, organisateurs, en traversant une partie de l’île, avec à la clé des concerts de nuit dans trois localités.

• Comment se présente le programme ?
Il est encore un peu tôt pour révéler la programmation. Il reste à finaliser certaines choses. Mais comme chaque année, des grands noms, des découvertes, et surtout des artistes de l’océan Indien seront au rendez-vous.

• Pour son financement, Donia recevra-t-il d’autres apports ?
C’est l’éternel problème du Cofestin lequel doit se remettre en question et trouver le financement nécessaire tous les ans. Les recettes des spectacles constitueront le gros du financement, mais nous comptons aussi sur de nombreux sponsors. Outre les fidèles partenaires du Donia, nous espérons l’arrivée d’un ou de deux nouveaux grands sponsors, pour cette édition.

• L’ambition de Donia de devenir le festival de l’océan Indien tient-elle face à des manifestations régionales comme Sakifo ?
Donia et Sakifo ne sont pas comparables. Ce dernier est un grand festival qui a lieu dans l’océan Indien mais dont la participation régionale reste minime. Sakifo draine à La Réunion de grands artistes d’ailleurs, à découvrir par le public réunionnais. Par contre, Donia programme des artistes de l’océan Indien. C’est dire que notre festival est auréolé d’une authenticité. De plus, la longévité de Donia lui confère de la reconnaissance.

• En 15 éditions, pouvez-vous dresser un bilan de Donia ?
La grande réussite de Donia est d’être devenu une magnifique fête populaire en même temps qu’un très beau festival culturel. A travers 15 éditions, le label océan Indien reste présent avec la participation, tous les ans, des meilleurs artistes malgaches, réunionnais et mahorais. Sur le plan culturel, le Donia n’a jamais eu les moyens d’inviter, sauf pour deux éditions, d’artistes de tout l’océan Indien en une seule fois. Mais il s’est bien positionné comme un festival vitrine de la musique malgache, avec ses artistes confirmés et ses découvertes. Sur le plan économique, Donia est le meilleur ambassadeur de Nosy-Be à l’étranger et participe pleinement à la promotion touristique de l’île.

Propos recueillis par
Hernan Rivelo
Date : 11-03-2008

L’express 17 mars 2008
Nosy-Be
Rossy sera au Festival Donia

Le couple Rossy revient au devant de la scène.
« La participation de Rossy au prochain Festival Donia est quasiment certaine ». C’est Paolo Athanazio, président sortant du Comité d’organisation du festival du Nosy-Be (Cofestin) qui l’affirme.
« Les négociations avec l’artiste sont en bonne voie », souligne-t-il. Une bonne nouvelle pour le public de Donia qui espère bien voir le roi du tapôlaky en tête d’affiche, cette année. Donia 2008 se déroulera du 4 au 11 mai.
En effet, à un mois et demi de l’événement, les organisateurs de ce plus grand festival musical et culturel du pays, ne révèlent pas encore la liste des artistes participant à cette quinzième édition.
Néanmoins, au niveau régional, Paolo Athanasio tient à préciser : « Il y aura au moins deux formations réunionnaises. Pour les autres pays de l’océan Indien, on est encore en train de négocier. La liste définitive sera communiquée le 16 avril ».
Quelques détails sur le déroulement du festival ont été révélés par notre interlocuteur : « Il y aura toujours la caravane avec les artistes. Elle partira d’Antananarivo et offrira des spectacles dans trois villes se trouvant sur son passage ».

Hernan Rivelo

Madagascar: « Donia est une référence nationale et est le seul à être régulier »

Midi Madagasikara (Antananarivo)

INTERVIEW
4 Avril 2008
Publié sur le web le 4 Avril 2008

Recueillis Par Rhd

Alors que les préparatifs entament leur dernière ligne droite, Gothlieb évoque l’envergure culturelle de ce seul festival national.

Le Festival DONIA avance à grands pas. Mais avant d’être un simple événement, il est et restera une référence nationale. Alors que la programmation artistique prend petit à petit forme, un artiste ne manque jamais à l’appel. Et ce, depuis près de 15 ans. Il s’agit de Gothlieb.

Au cours de ces quinze ans, quels ont été les artistes qui ont le plus marqué le festival DONIA ?

Je dirais sans hésiter, Tianjama. Puis, Lego et enfin Rossy. Ces artistes font un tabac à chacun de leur passage. Au niveau des artistes étrangers, Amir Ali des Comores fut un souvenir indéfectible. C’était une pure découverte. Par contre, les plus phénoménaux restent Samoëla et Rackiki. Je peux vous dire qu’ils étaient attendus comme des dieux.

Vous avez été présents au cours de ces quinze éditions. Que représente culturellement, aujourd’hui, le festival Donia ?

C’est un nom, un festival de label national. Il représente une référence nationale. Un artiste ayant participé à une édition du Donia a plus de poids. Et c’est toujours une fierté pour chacun de dire : « Nous, nous avons participé à Donia ! » Sinon, au niveau régional, il n’a pas encore la place qui lui est due mais je crois que cela vient surtout d’un manque de moyens.

Par contre, trop souvent, le festival Donia est étiqueté comme étant un festival de « mozika mafana » ou de musique du Nord. Mais je pense que cela est dû, toujours, à un manque de moyens.

Jusqu’à présent, le Donia est une manifestation spécifique de Nosy Be. Un événement d’une telle envergure peut-il se faire à Antananarivo ?

Tout d’abord, c’est une question économique. Si on fait un calcul, Nosy Be est beaucoup plus riche. Les habitants ont plus de moyens pour faire la fête. De plus, il faut savoir que le Cofestin est une entité bénévole qui a de la volonté. Tana n’a pas les moyens fédérateurs pour supporter un événement qui dure 5 jours d’affilée avec une billetterie à 2 000 ou 4 000 Ariary. Mais je crois que 2008 a du potentiel.

Que manque t-il pour faire du Donia le rendez-vous culturel d’envergure régionale ?

Il faut savoir que le festival Donia est le seul à être resté fidèle et à avoir établi un rythme régulier. Le seul bémol, c’est qu’il manque d’ouverture. Par exemple, le carnaval est trop routinier. Tous les ans, c’est le même trajet, presque les mêmes chorégraphies, …

Mais le Donia a un fort potentiel d’ouverture si on le transpose à Tana. A ce moment, on aura une couleur plus nationale. Car seules la musique et la culture ethnique, au sens large, ont cette faculté. Imaginez juste qu’on organise un carnaval où toutes les régions seront représentées. Imaginez l’impact et surtout ce que cela représente.

A quoi est due cette défaillance ?

Le Cofestin travaille avec ses propres moyens. Tous les ans, ils sont confrontés à cette question de rentabilité mais il continue à le faire. Pourquoi l’Etat n’investit pas ? Il est présent pour l’ouverture officielle, sans plus. C’est juste un honneur. Et pourtant, si on donnait au Cofestin, les moyens d’en faire un festival, comme il se conçoit, il irait très loin.

Par contre, ce dernier devrait avoir une ouverture plus large en invitant des grosses pointures sud-africaines, noires africaines ou maghrébines mais qui cadrent dans ce qu’attend le public malgache.

Mais cela, c’est une autre histoire. Mais je suis sûr que Donia arrivera à ce stade.

L’express 09 avril 2008

Festival
Donia  en fête avec les grands noms
Le Festival Donia de Nosy Be aura lieu du 7 au 11 mai. Ce sera le rendez-vous avec les grands noms, mais aussi avec la découverte.

Ça y est! Après plusieurs mois d’attente, Donia, le plus grand festival culturel et musical du pays révèle enfin son programme 2008.
Manifestement, cette 15ème édition qui aura lieu du 7 au 11 mai à Nosy-Be promet, comme d’habitude, une grande fête en chansons et en musique, mais également, la célébration de la vie dans tous ses aspects.
Une vingtaine d’artistes seront au programme cette année dont, les artistes ayant marqué le festival depuis son début en 1994 en particulier le Grand maître Tianjama, son initiateur. A l’époque, Donia  a démarré timidement avec une sono de 750 watts et quelques centaines de spectateurs plutôt étonnés, sans imaginer le phénomène qui s’ensuivra.
Sinon, on retrouvera Jaojoby, le roi du salegy, une valeur sûre et grand abonné du festival avec pas moins de sept participations. Ou encore Rossy, le roi du tapôlaky, la grande vedette de cette édition après six ans d’absence sur la scène nationale et pour une sixième participation.
Révélations
Dans la liste des revenants de la jeune génération figurent Din Rotsaka, Samoëla, Dah’Mama, Vaiavy Chila, Rasoa Kininike et Fandrama. Ce sont des artistes de la dernière décennie dont le passage remarqué a contribué au succès récent de Donia.
Enfin la découverte, l’une des vocations du festival, avec ses révélations Donia, comprenant Baba, l’étoile montante de la world music, ainsi que M’boutah, le groupe antsirabéen qui a marqué la scène du jazz des trois dernières années. Ou encore, Manintsindava, un groupe traditionnel du Sud dirigé par le valihiste Monja.
Sans oublier l’implication des îles voisines, représentées par les Réunionnais Vikhite Deliancy (groupe de rock) et Apolonia, un maître de séga, ainsi que le groupe traditionnel mahorais Timmy’s.
A l’animation, nous retrouverons les deux humoristes attitrés du festival que sont Gothlieb et Francis Turbo.

Encadré
Une événement riche et coloré
Donia 2008 promet une escapade riche en événements. D’abord la caravane partant de Tana, le dimanche 4 mai, initiée depuis l’année dernière, connaît cette fois-ci plus d’innovation. Ce voyage d’avant-goût au périple final à Nosy-Be comprendra des virées avec de vrais spectacles en plein air à Maevatanana (4 mai), à Antsohihy (5 mai) et à Ambanja (6 mai).
Ce trajet servira de plateau de sensibilisations sociales et éducatives menées par différents organismes tels le Ministère de l’enseignement, l’UNFAP, le CNLS, l’UNICEF, le PSI, etc… Le thème choisi par le Comité d’organisation du Festival de Nosy-Be (COFESTIN) pour cette année s’intitule « Un environnement de Cultures ».
Une fois sur place, ce sera la grande fête qui durera quatre jours, à laquelle, outre la musique, il y aura le fameux carnaval, du moto-cross, le repas traditionnel, etc.
Sinon, l’autre grande innovation pour Donia 2008 est la diffusion quotidienne en ligne de tous les événements sur le portail de Moov/Dts. Parmi les autres grands sponsors pour couvrir un budget de fonctionnement évalué à Ar 200 millions, on peut citer Celtel, Total, Star.

Hernan Rivelo

La Tribune du 09 avril 2008
Accueil
Festival Donia 15è édition

Un rendez-vous qui promet encore plus de « fête »
mercredi 9 avril 2008, par Daddy R.

Le ton a été donné par le Cofestin, le comité organisateur du plus grand festival de l’Océan indien, hier, lors d’un point de presse au Ccac. Artistes, journalistes et partenaires s’y sont donnés rendez-vous pour faire plus amples connaissances avec la 15 è édition de « Donia, sôma la vie » qui se tiendra du 7 au 11 mai prochain au stade d’Ambodivoanio.

Après 15 ans d’existence, le festival de Nosy-be tient encore la route, malgré des hauts et des bas qui ont suscité pas mal de commentaires. Lors de son intervention, l’actuel président du Cofestin, Sanna Vicenzo n’a pas manqué de faire le bilan de cette grande aventure qui a marqué le paysage de l’évènementielle à Madagascar et dans tout l’Océan indien, car, il faut l’avouer, « Donia » reste une référence, en matière de festival, pour la grande île et ses îles sœurs. Mais chaque année, le Cofestin, avec l’appui des autorités ainsi que celui de la population, sans oublier celui des opérateurs économiques et culturels tente de renouveler l’expérience. Pour assurer la pérennité, cette année, l’exploit sera réédité avec la participation des artistes venus de tous les horizons.

Pour l’amour de la culture
Si la « culture » reste encore un élément « non considérable » à Madagascar, un festival comme « Donia » donne l’opportunité à la région du Nord de se démarquer des autres en alignant sur le même piédestal tous les acteurs majeurs de ce secteur dans le but de faire développer « la culture ». On sait que les organisateurs de ce festival ainsi que tous les membres du comité d’organisation sont des amateurs, mais ils sont des passionnés et ont acquis de années d’expériences dans l’organisation d’un tel évènement. Le Cofestin a prouvé son sérieux, sa volonté et sa motivation de faire de « Donia » un évènement international et de référence aux yeux du monde entier.

La fameuse « caravane »
Suite au succès de la dernière édition, la « caravane » reliant la capitale à Ankify va être renouvelée cette année. En effet, les artistes ainsi que tous les partenaires de cette 15è édition vont partager la joie tout au long de la route en faisant vivre à trois grandes villes, Maevatanàna, Antsohihy et Ambanja, des concerts gratuits où des actions de sensibilisations seront également menées par le FNUAP, le CNLS, le MENRS, et PSI.

Les artistes et les objectifs du festival
La liste des artistes s’avère plutôt longue pour cette 15è édition. A part les habitués tels Jaojoby , Vaiavy Chila ou encore Dah’Mama, on aura l’occasion de découvrir, cette année, des groupes fraîchement baptisés, pour ne citer que M’boutah, une relève assurée en matière de musique « fusion », ou encore Baba de Madagasikara qu s’est démarqué par sa voix mélancolique et ses compositions à même de bercer. Sans oublier le grand retour de « Rossy », celui qui a inauguré le festival « Donia » à ses débuts, il y a 15 ans de cela. Mais le festival « sôma la vie » est également un produit écotouristique mettant en valeur la faune et la flore de Nosy-be, en particulier, et de la grande île, en général. Une plateforme d’échanges culturels par le biais des différentes origines des participants au festival. Mais la professionnalisation du festival est également un grand objectif , car « Donia » accueille près de 300 artistes pour près de 50 000 spectateurs. Une trentaine de journalistes couvrira l’événement et près de 400 emplois seront créés temporairement. Chaque année, le budget tourne autour de 200 millions d’Ariary pour 04 jours de festivités, excluant la caravane musicale s’effectuant à travers la route pendant trois jours.

 

Les Nouvelles de Madagascar du 09 avril 2008

DONIA
Un festival fédérateur au sens large
( paru le 9/4/2008 )

Il était une fois, dans une merveilleuse petite île non loin de la pointe de Madagascar, Nosy Be. Et dans ce petit havre paradisiaque, quelques opérateurs touristiques ont créé l’événement phare de la région, le Donia. Il était une fois, une semaine entière de fête et de célébration de la vie, il était un fois Donia. Comme à chaque Pentecôte et ce depuis 1994, le Cofestin crée l’émotion à travers une brochette de concerts où défilent les plus grandes stars nationales. D’autres y ont créé leur nom et leur notoriété, et comme le festival est régional, des groupes de l’océan Indien en ont fait leur tremplin pour une carrière crédible.

Cette année, le Donia se fait une nouvelle approche en suivant le thème «Environnement de cultures». Il garde toutefois ses valeurs, et entraîne avec lui des partenaires qui y trouvent une opportunité de diffusion pour s’adresser à leurs cibles. «Pour nous, le Donia est une occasion de s’adresser aux jeunes afin de leur parler de la santé reproductive des adolescents. Voilà pourquoi nous nous associons à ce festival pour à la fois faire valoir la culture, et atteindre nos objectifs» explique la responsable représentant l’UNFPA, nouveau partenaire du Donia.

Et pour cette quinzième édition, les organisateurs entendent faire du Donia un festival au sens large. «Donia, c’est le seul festival qui cimente toutes les institutions. Entreprises, artistes, opérateurs économiques, responsables culturels des entités culturelles de la région océan Indien, ONG … Les retombées sont économiques, certes, mais aussi sociales» affirme Jean Louis Salles, vice président du Cofestin.

Plus médiatisé et plus de retransmissions en direct

Mais puisque le Donia n’est pas encore national, son champ d’action reste l’île de Nosy Be, malgré un passage par Maevatanàna, Antsohihy et Ambanja. Voilà pourquoi le comité a décidé de collaborer avec plus d’entités médiatiques. Ainsi, en plus de la retranscription de la presse écrite, couvrant une bonne majorité des quotidiens de la capitale, une retransmission en direct (radio et télé) sera assurée grâce à Moov, à travers un haut débit. Ceci afin de permettre aux téléspectateurs et aux auditeurs de tout le pays de vivre l’esprit Donia.

Car le festival est aujourd’hui largement médiatisé. Il est relayé par la Télévision d’Afrique du Sud, RTA, TVM, RNM, RFO, RFI, MBS… en images et en couleurs, et par la presse spécialisée, la presse écrite locale et celle des îles voisines. En plus de son aspect festif, c’est un festival de cultures qui rappelle que la culture (au sens large) est bien un levier de développement.
Anjara N

Les Nouvelles de Madagascar du 18 mars 2008
FESTIVAL
Le parcours de Donia 15e se dessine
( paru le 18/3/2008 )

La quinzième édition du festival Donia se tiendra du 4 au 11 mai. La programmation artistique se précise, les têtes d’affiche malgaches sont déjà connues. Elles s’arrêteront à chaque étape pour donner un grand concert unique.

Lentement mais sûrement, le festival Donia 15ème édition se précise. La réunion du Cofestin qui s’est tenue dimanche dernier a révélé les grandes lignes, en attendant les détails qu’il livrera lors de la conférence de presse traditionnelle qui se tiendra au CCAC le 8 avril. En tout cas, les spéculations qui se sont opérées ici et là trouvent des réponses, et cachent des surprises. Et pas n’importe lesquelles.

Dans les régions du Nord, Tianjama, une légende vivante, qu’on a failli perdre il y a quelques années suite à un accident cardio-vasculaire qu’il a subi alors qu’il était en pleine scène sur terres françaises, Tianjama sera bien là. Il figure parmi les quelques têtes d’affiche qui font miroiter ce festival. Le grand maître, qui a vu grandir de grands artistes d’aujourd’hui tels que Din Rotsaka (le batteur de ce dernier), sera là pour animer une foule qui l’attend depuis.

Car cette année est celle du best of, le roi du salegy Jaojoby sera la star. Présent sur plusieurs éditions, l’interprète de «E ! Tiako» fera du bon salegy comme on les aime, devant une foule qui loue sa musique. A cela s’ajoute Samoela, l’enfant terrible de la littérature urbaine tananarivienne, désormais connu dans chaque recoin de l’île. Egalement pièce maîtresse du festival, il ne manquera pas de rendre la sauce plus rebelle à ce rendez-vous de l’océan Indien.

Mboutah, la révélation à suivre de près

Révélation mais très attendue, le groupe Mboutah, originaire de Bira, sera là pour renforcer l’équipe. Alors que dans leur ville, Zix et sa bande ont déjà imposé leur nom, le grand Tanà les découvre à coup de cabarets. Pour sa première participation à Donia, Mboutah ne manquera pas de plaire. A l’aube d’un deuxième album, Donia est un tremplin qui le mènera loin. Enfin et non des moindres, Dah’Mama réitèrera sa participation pour ce 15ème de Donia, avec un nouvel album en main.

Et puisque l’idée de la caravane s’est avérée très judicieuse, cette année débutera encore dès les premiers kilomètres par des couleurs variées. Mais puisque les escales n’étaient pas assez longues, et n’ont pas satisfait les populations locales qui ont dû se contenter d’à peine deux ou trois morceaux en play back de leurs idoles, cette fois-ci, c’est un grand concert unique qui se fera à chaque halte à Maevatanàna le 4 mai au soir, à Antoshihy le 5 mai au soir et le 6 mai à Ambanja avant la grande traversée de Ankify vers l’île aux parfums. Le traditionnel carnaval débutera comme chaque année le festival.

Anjara N

 

DONIA

Une vingtaine d’artistes pour la 15e édition de Donia
Les Nouvelles paru le 14/3/2008

Vincenzo Sanna, ancien président du Comité d’organisation du festival Donia, est réélu pour mener à bien les deux prochaines éditions dont la célébration du 15e anniversaire cette année. Il nous parle justement de cet événement qui aura lieu du 4 au 11 mai, comme à l’accoutumée à Nosy Be. Interview.

• Les Nouvelles : Qu’est-ce que ça fait d’être réélu président du Cofestin?

Vincenzo Nassa (-) : Un grand honneur effectivement. C’est la plus grande manifestation culturelle de Madagascar, voire de l’ océan Indien. J’en suis vraiment ravi, surtout que cela correspond à la célébration de la 15ème édition.

• Quelle sera donc la particularité de cette édition ?

-Elle sera dédiée à la population de Nosy Be, qui est le premier sponsor du festival. C’est pour cette raison que le choix a été porté sur les artistes les plus appréciés de la ville. Malheureusement des artistes comme Dama (Mahaleo) et autres ne pourront pas y être pour d’autres engagements.

• Il paraît qu’une vingtaine de groupes vont participer au festival cette année…

-Oui. Au moins une vingtaine d’artistes y participeront dont huit têtes d’affiche qui ont été les plus appréciées pendant les 14 éditions, trois ou quatre artistes étrangers et 8 découvertes. Le délégué du Cofestin à Antananarivo est en train de signer les contrats concernant les têtes d’affiche malgaches. Daniel Boisson, délégué du Cofestin de l’océan Indien s’occupe des contrats des artistes étrangers. Il vient juste de me confirmer l’arrivée de deux artistes réunionnais. Leurs noms seront communiqués plus tard.

• Quels sont les critères de sélection de ces artistes ?

-C’est très simple, 16 groupes malgaches et huit groupes étrangers ont été choisis. Ces groupes ont eu un grand succès à Nosy Be et sont disponibles pour participer au festival.

• L’un des problèmes majeurs du festival Donia, c’est le financement. Où en est-on ?

Depuis 15 ans de festival, le problème est toujours le même : trouver la sponsorisation nécessaire pour faire un grand Donia. Nous avons plusieurs fidèles sponsors qui nous soutiennent depuis le début. Le gouvernement malgache nous a toujours soutenu financièrement. D’autres sponsors vont se joindre à nous pour cette année. Je les remercie d’avance. J’ajoute en tant que président du Cofestin, qu’un seul voeu n’a pas été accompli. Notre grand festival n’a jamais eu l’honneur, à son ouverture officielle, de la présence de son Excellence Monsieur le Président de la République….

• Quel bilan tirez-vous des 14 premières éditions du festival ?

Le festival Donia, patrimoine de la culture malgache, fait partie des festivals internationaux les plus importants de l’océan Indien, les hôtels affichent complet pendant l’événement, un impact touristique important, une affluence du public énorme de diverses régions de Madagascar. C’est un festival dont Nosy Be est fière. On me questionne souvent, mais qu’est-ce qu’il a vraiment apporté au pays ? Je laisse au peuple malgache le soin d’y répondre.

Propos recueillis par Vavah Rakotoarivonjy

Midi Madagasikara
Culture
Donia 2008

Plus qu’un rendez-vous culturel, une plate-forme socio-économique
Concrétisation de l’affiche du Donia 2008. C’est dans une salle comble que les membres du Cofestin présents à Antananarivo ont présenté, hier, la programmation finale de cette quinzième édition.
Mais avant d’annoncer les couleurs musicales de cette édition, le Président Vincenzo Sanna ainsi que le Vice-président Jean Louis Salles, ont fait part du bilan de ces 15 ans. Car, il faut le dire, le festival Donia est une référence, tant sur le plan national que régional. « Divers producteurs ou tourneurs étrangers sont présents au cours de ces éditions, à la recherche de nouvelles découvertes. Et il faut dire que bon nombre de groupes ont fait leur début au Donia », explique le Président du Cofestin. Mais le Donia est aussi devenu le rendez-vous annuel de la Grande Ile et d’ailleurs. La présence d’entités tels que le FNUAP, le MENRES, l’UNICEF, le CNLS et PSI en est la preuve concrète. « Le Donia a prouvé qu’il est une plate-forme incontournable à Madagascar. C’est une occasion unique de rencontrer diverses personnes et d’évoquer des questions cruciales telles que les grossesses précoces et autres problèmes qui touchent les adolescents. C’est pourquoi, nous avons tenu à être présents cette année » explique la représentante du FNUAP.

Près d’une semaine de festivités

Le bilan est clair, plus qu’une manifestation culturelle, le Donia est une plate-forme aux enjeux socio-économiques. C’est donc en toute logique qu’une ouverture nationale est envisagée comme l’a évoqué le Vice-président au cours de la conférence de presse.
Mais si cette ouverture se conjugue au futur, le présent, lui, s’annonce plus qu’intéressant avec tout un panel d’artistes. De grands noms tels que Tianjama, Vaiavy Chila, Rossy, Jaojoby, Fandrama, Rasoakinike, Din Rotsaka, Samoëla, Dah’Mama, Baba, M’Boutah apparaissent dans la programmation artistique sur Nosy Be Hell Ville. Certains seront aussi présents tout au long de la caravane qui fera halte à Maevatanana, Antsohihy et Ambanja.
Une 15e édition glorieuse, qui mettra en exergue près de 9 nouveaux groupes, est à découvrir. Car c’est cela toute la beauté et la spécificité du Donia, conjuguer à tous les temps la musique malgache et l’allier aux enjeux socio-économiques. Vivement une édition nationale !

RHD
Le Quotidien 09 avril 2008
Une gigantesque plate-forme de best of

Pour sa quinzième édition, le festival Donia propose une affiche haute en couleurs et en rythmes avec les vedettes des 15 éditions. 24 groupes issus de Madagascar, de Mayotte et de la Réunion se relayeront pour enflammer le stade d’Ambodivoanio pendant 5 jours.
Après une 14e édition pas très glorieuse avec une programmation assez modeste (difficulté budgétaire oblige), le Cofestin, avec le soutien de ses partenaires de plus en plus nombreux cette année entend redorer le blason du festival et faire de cette année XV de Donia un moment à marquer dans les annales.
A part la caravane qui va avoir une dimension particulière avec la massive participation du Menrs, Fnuap, Unicef, Psi et du Cnls qui va mener une vaste campagne de sensibilisation touchant entre autres la lutte contre le Sida, la santé reproductive des jeunes, le droit des enfants, l’utilisation des préservatifs, la promotion des super-moustiquaires… Pour cette 15e édition, Donia se détache légèrement de cette image de tremplin et de scène de découverte (du moins pour les artistes locaux) car elle se transforme en une importante plate-forme de best of de toutes les éditions précédentes.

Un festivalhaut en couleurs
Le traditionnel carnaval qui va faire office d’ouverture au festival annoncera la couleur du festival qui s’annonce des plus multicolores. L’affiche est peuplée de grands noms bien connus du public. Parmi les grands noms figurent Rossy, qui marque son retour, sur la scène de Donia ; Jaojoby, le roi du salegy ; Grand Maître Tianjama, le maître de l’ambiance ; Din Rotsaka, le roi du “rotsaka” ; Fandrama ; Rasoakininike ; Samoëla ; Vaiavy Chila et Dah’Mama. Baba de Mada-gascar, la révélation de l’année 2007 et M’Boutah un groupe dont la musique plaît par son originalité viendront tempérer l’ambiance. Francia et Nana y apporteront une légère touche de féminité et de douceur.
Quelques groupes émergents de la scène de Donia honoreront de leur présence le festival. Il y aura Fleurs des îles, Manintsidava, Vava Lapasy et La voile N.B. Il ne faut pas oublier que Donia est aussi un festival régional auquel ont été conviés les artistes des îles voisines. L’île de la Réunion et la Mayotte seront représentées par Vikhite Deliancy et Apolonia (La Réunion) et Timmy’s (Mayot-te). Trois autres noms à l’affiche s’offrent également à découvrir : Groupe Mayotte, Veyer et Jella.

Les autres activités…
Comme chaque édition, une série de manifestations viendra émailler le festival. Le traditionnel rassemblement vert qui se veut un espace de découverte des traditions sakalava (visite de lieux historiques et touristiques) est encore maintenu. Le triathlon de Nosy-Be, ainsi que le cinquième championnat de Moto Cross feront le bonheur des sportifs et férus de moto.
Par ailleurs, le traditionnel bal de Donia donnera le coup d’envoi du festival le 3 mai 2008 au Stade d’Ambodivoanio.

Perspective d’ouverture
Pour les 15 années à venir, Donia projette de faire tourner le festival au niveau national pour pouvoir mieux véhiculer le message de joie, d’espoir et de partage pour lequel il s’est assigné comme mission.
Donia sillonnerait la Grande île au grand bonheur des férus de bonne musique et de bonne ambiance.

Domoina M.

 

 

Orange Madagascar

Quinzième édition de Donia, la fête de la vie
(09-04-2008) – La caravane partira de la gare de Soarano le dimanche 4 mai pour arriver à Nosy be le mercredi 7 mai pour le carnaval d’ouverture

Ce festival de l’Océan Indien se veut d’abord être un événement culturel véhiculant un message de joie de vivre, d’espoir et de partage.
L’aventure a commencé en 1994 quand quelques amis, opérateurs touristiques et économiques de Nosy Be relève un défi d’organiser un festival de musique dans leur île
en partant de presque rien. C’est ainsi que s’est créé le COFESTIN (Comité d’Organisation du Festival de Nosy Be).

Cette première expérience eut un grand succès, ce qui motiva plus les organisateurs qui étaient aussi sollicités par les autorités, opérateurs et surtout la population.
C’est ainsi que Donia en arrive aujourd’hui à sa quinzième édition, dans la liste des artistes sélectionnés on peut voir, Rossy, Jaojoby Eusebe, Din Rotsaka, Samoela, Manintsindava, Dah’Mama, Chila, Mboutah, Baba, Rasoa Kininike, Fandrama, Tianjama, Vikhite Deliancy et Apolonia de la Réunion ainsi que Timmy’s de Mayotte.
Comme dans les éditions précédentes, Francis Turbo et Gothlieb assureront l’animation.

La caravane partira donc de la gare Soarano le dimanche 4 mai, passera à Maevatanana, à Antsohihy, à Ambanja et atteindra l’île de Nosy Be le mercredi 7 mai.
Très médiatisée, cette quinzième édition verra la participation de MOOV, MBS, RTA, TVM et RNM. Le public pourra donc suivre l’évènement à la télévision, à la radio et sur internet sur le portail de MOOV pendant toute la durée du festival.

Donia en chiffres donne 4 jours de festivités avec 300 artistes et 50 000 visiteurs créant 400 emplois temporaires couvert par une trentaine de journalistes transporté par 10 bus caravane et un budget de 200 millions d’Ariary.

La somme est colossale pour les organisateurs. Ce festival est sans doute l’événement culturel le plus important de Madagascar. Cependant, « la demande d’appui du Ministère de la Culture, des Sports et des Loisirs n’a pas encore eu de réponse jusqu’à maintenant » affirme Sanna Vicenzo Président du COFESTIN.

© DTS