festivale donia

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Communiqué Cofestin du 15 avril

Le festival Donia de Nosy Bé (Madagascar) est en danger !

Il faut rappeler que le Donia 2003 doit être la dixième édition d’un festival qui, envers et contre tout, quelles que soient les difficultés de Madagascar, a toujours eu lieu, par la passion et le dynamisme de ses organisateurs, les membres du COFESTIN (comité d’organisation du festival de Nosy Bé).

Alors que la COI soutenait le Donia régulièrement depuis plusieurs années, à moins de deux mois du festival, elle nous annonce le retrait de sa participation financière !

Déjà l’an passé, un partenaire important du Festival nous avait fait défaut : Air Madagascar.

Le Donia étant organisé sur une île, et programmant des artistes de tout Madagascar et des îles de la Région, on peu comprendre l’importance d’un partenaire comme Air Madagascar. Malgré cela, le Donia 2002 a eu lieu !

Le résultat a été un déficit de près de 20 000.00€ pour l’édition 2002, qui a été comblé partiellement par des membres du COFESTIN sur leur fonds propre et pour le reste par l’assèchement total du solde de trésorerie du COFESTIN.

Malgré ces difficultés, le COFESTIN a décidé, avec la même passion de réaliser le Donia 2003. Les engagements des uns et des autres étaient très prometteurs. On pouvait donc espérer une bonne édition pour le dixième Donia.

Malheureusement, les défections se succèdent et notamment celle de la COI.

Evidemment, tout cela remet en question le déroulement même du Donia qui doit avoir lieu du 05 au 08 juin 2003.

Nous sommes extrêmement surpris et déçus. En effet, nous avons toujours montré notre fiabilité, nous avons toujours rempli nos engagements par rapport à la COI, et celle ci nous a toujours garanti le renouvellement de son soutien, y compris pour l’édition 2002, particulièrement difficile à réaliser du fait du contexte économique du à la crise à Madagascar.

Ce festival n’a jamais été aidé à plus de 25% de son budget. Tout le reste du budget a été apporté en autofinancement, ce qui est particulièrement exceptionnel pour ce genre d’événement (les festivals sont souvent aidés à plus de 70% de leur budget et malgré cela, bon nombre d’entre eux ne vivent pas plus de trois ou quatre ans…).

Pendant neuf ans, les organisateurs ont fait face à toutes les difficultés, bénévolement, en prenant des risques, en osant, et surtout en maintenant l’indépendance et la qualité artistique de la programmation.

Ces neufs années ont été l’occasion de formidables échanges artistiques et culturels entre les différentes régions de Madagascar et les îles de l’Océan Indien (Réunion, Maurice, Seychelles, Comores, Mayotte) et même de l’Afrique du Sud. Les plus grands artistes de la zone ont été programmés, mais aussi des artistes découverts, des groupes traditionnels mis en valeur…

Le Donia a été aussi chaque année une formidable fête populaire, colorées et riche d’échanges de toutes sortes, non seulement au stade ou se déroule les concerts, mais dans la ville de Hell Ville (carnaval et animations musicale de rue) et dans différents sites ou se déroulent des activités récréatives, sportives et culturelles.

Tout Nosy Bé est impliqué, les associations, les écoles, les entreprises, les institutions, etc…

A l’heure ou la COI, aidée par l’Europe lance un nouveau festival, « Le festival tournant », à Maurice, projet pilote, dont l’étude et la mise en place ont coûté de quoi organiser plusieurs Donia avant même sont déroulement, nous nous posons des questions. Un nouveau festival qui doit faire ses preuves doit-il en tuer un qui les a déjà faites ? Y a-t-il un lien entre le retrait de la COI du Donia et la création du festival tournant ? Nous nous interrogeons…

Malgré sa passion, malgré son expérience, malgré l’envie et les résultats obtenus, le COFESTIN ne pourra continuer à maintenir à bout de bras un Festival, si peu de partenaire ne s’y intéresse et ne le soutiennent.

Le COFESTIN est obligé ce jour de remettre en question toute la programmation. Sans une aide d’urgence, les artistes de la zone Océan Indien et les artistes malgaches éloignés de Nosy Bé ne seront pas présent au festival et le COFESTIN se demande s’il est intéressant de maintenir cette 10ème édition.

le COFESTIN