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Les Articles de l’Express de Madagascar

les articles de  pour le Donia 2005

Art icle du 19 mai 2005 

Donia 2005, côté spectacles – Tout (ou presque) pour la musique

    Le théâtre classique pour la première fois sur la scène du Donia, avec « Ny Voromailala », présentée par la troupe Jeannette à l’Alliance Française.

    Une situation dont les organisateurs sont conscients. « C’est parce que, pour cette fois, nous avions surtout manqué de temps, explique Daniel Boisson, le délégué du Comité d’organisation du festival de Nosy Be (Cofestin) à la Réunion, lors d’une conférence de presse donnée le jeudi 12 mai à Ambatoloaka. Nous avions été officiellement avisés du fait que Donia fera office cette année de festival de l’océan Indien il y a à peine deux mois. Nous n’avons reçu les fonds de la COI qu’il y a trois semaines”.

    Autrement dit, pour les disciplines autres que la musique, le Cofestin se serait débrouillé avec ce qui lui tombait sous la main, donc sur place, à Madagascar. Le peintre Nono Ramaro et les comédiens de la troupe Jeannette figuraient parmi les artistes non-musiciens sur lesquels les organisateurs avaient jeté ainsi leur dévolu. Le premier eut son exposition à la maison de l’Ofnac de l’île, sur toute la durée du festival, tandis que les seconds avaient créé l’une des sensations inédites du festival, bien que dans la partie « off », avec une présentation de « Ny Voromailala », classique d’entre les classiques du répertoire de la célèbre compagnie théâtrale, à l’Alliance française de la ville, le mardi 10 mai.

    Des expositions de photos, qui se sont tenues notamment à la mairie et à l’Alliance française, et des conférences autour de l’histoire de l’île, sont venues lester autant qu’ils pouvaient un volet culturel et artistique « extra musical » bien léger.

La Résidence : match nul.

Tiana (à dr.) et Leïla Negrau : deux voix, deux personnalités, deux styles.

      Renésens n’ayant pas pu se produire, pour les raisons que l’on sait, il incombait à La Résidence de représenter seul l’île de la Réunion.

    S’il y eut bien un groupe, dans le lot des artistes étrangers participant au Donia, que l’on attendait impatiemment de voir à l’œuvre, c’est bien La Résidence (avec, peut-être, dans une moindre mesure, le Mahorais Mikidache). La raison principale s’appelle Tiana. Pour l’interprète de « Laisse pas moin là », c’est le premier concert au pays depuis plus de cinq ans, précisément depuis qu’elle s’est relevée de la leucémie qui l’avait clouée plusieurs mois sur un lit d’hôpital.

    Avec, à ses côtés, Leïla Negrau, chanteuse réunionnaise dotée d’une voix rauque (rock) et forte, et d’un caractère qui ne l’est certainement pas moins, toutes les deux entourées de musiciens internationaux talentueux, dont un guitariste (français) de Pierre Vassiliu et un batteur (sénégalais) des Touré Kunda, et des charmantes (et remuantes) sœurs jumelles Ramiandrisoa aux choeurs, les choses semblent bien se présenter. Sur le papier, du moins.

    Car sur scène, la fusion explosive annoncée ne vient pas. La musique hésite à trouver ses marques entre une profusion de styles. La qualité des musiciens n’est nullement mise en cause. La voix lisse et suraiguë de Tiana a du mal à faire corps avec le timbre puissant et déchirant de Leïla. L’on devine, aux rares applaudissements recueillis par « Laisse pas moin là » et quelques-unes de ses propres chansons, que la première devrait se retenir à grand-peine d’aller seule au-devant de ce public qu’elle connaît bien, qu’elle sait difficile et exigeant. Ce qui n’empêche pas Leïla de prendre les devants, de temps en temps, et, telle une hirsute prêtresse tribale, réussir à faire réagir la foule.

    Match nul sur toute la ligne.

Et les autres…

Jaojoby, le roi du… Donia !

    Comme d’habitude, de ses quatre jours de concerts au stade de Nosy Be, Donia en offre un bilan en dents de scie.

    Tabacs prévisibles pour Jerry Marcoss, Lôla, Mima, Chila et Wawa, l’enfant du pays à qui revenait l’honneur de clôturer le festival.

    Accueil moyen pour les Tambours Gasy et Hazolahy.

    Public plutôt froid pour la plupart des groupes étrangers, sauf pour Mikidache et la Fiesta Mauricienne, qui ouvrit les festivités, le jeudi 12 mai.

    Quant à Rasoakininike, elle n’a pas usurpé sa sulfureuse réputation. Néanmoins, il y eut plus d’un, le soir où elle s’est produite, à trouver sa prestation plutôt pathétique que véritablement érotique.

    Jaojoby, lui, s’est contenté d’un set sans réelle surprise, mais qu’importe : il y aura toujours, dans un concert moyen de Jaojoby, plus de chaleur et de classe que ne contiendraient jamais tous les bons concerts de tous les autres faiseurs de salegy.:

Andry R.

Article du 18 mai 2005

Donia 2005 : entre deux drames, la musique (1)

Les Vilon’Androy ont agréablement surpris le public.

    M’godro, sega, maloya et, bien entendu, salegy : Donia aura été, une fois de plus, la grande célébration du tempo ternaire. Et avec les artifices corporels que cela nécessite : à défaut de convaincre par la musique, pour la plupart des groupes, autant le faire par le visuel. Déhanchements lascifs à outrance, tressautements continuels de croupes rebondies, ou chorégraphies revisitant le kama-sutra en entier, option tropicale, bien entendu, il y en a eu pour tous les goûts.

    Les huit jours du festival, partagés en parts pratiquement égales entre le volet « off » et les concerts « officiels », nous ont permis d’avoir une idée de l’étendue de l’argumentaire de l’artiste qui miserait plus sur le superflu que l’imagination créatrice.

    Ce qui n’a pas empêché les Vilon’Androy de récolter un véritable succès lors de leur passage sur la scène du stade, le samedi 14 mai, juste avant la tornade Lôla.

    Dans le lot des parfaits inconnus du public de Donia, mais qui ont frappé fort, la palme revient incontestablement à Mikidache. Entouré de deux choristes malgaches, Shah Rakotofiringa (la fille de Mialy) et Yvon (de Senge), le Mahorais a séduit la foule, avec sa guitare, dont il joue à merveille, et des chansons aux mélodies alertes, aériennes, inspirées, simples mais jamais faciles.

    Le public du Donia sait aussi être sensible au talent, le vrai. Ce dont on a tendance à trop oublier.

Andry R.

Donia 2005 : entre deux drames, la musique (2)

    Morgan Aupiais n’est pas mort. Contrairement à ce que nous avions écrit dans notre édition d’hier, dans l’article sur le drame du Donia, en pages 2 et 3, sur la base d’informations recueillies auprès de sources censées être absolument dignes de foi (et qui, malheureusement, ne l’étaient pas !), Morgan est bien vivant, il est toujours à la Réunion et il est maintenant hors de danger.

    Que la famille Aupiais, tous ses proches et nos lecteurs acceptent ici toutes nos excuses.:

Andry R.

 Donia 2005 : entre deux drames, la musique (3)

    L’accident bête, sur la route de l’aéroport.

    On en sait un peu plus, maintenant, sur l’accident de la route qui a coûté la vie à Damien Aupiais, le chanteur du groupe réunionnais Renésens, le mardi 10 mai à Nosy Be, sur la route qui mène de l’aéroport vers Hellville. Selon Raynaud Iambininjara, commissaire de police à Nosy Be, le conducteur du véhicule minibus Mazda, qui arrivait de la ville et qui a percuté la Peugeot 309 dans laquelle se trouvait Damien et d’autres membres du groupe, qui venaient de débarquer à l’aéroport, était en train d’utiliser son portable. Toujours est-il que l’on a du mal à expliquer pourquoi la 309 s’était retrouvée complètement déportée sur sa gauche. Selon toujours M. Iambininjara, les deux voitures roulaient à très vive allure.

    Les deux conducteurs se trouvent toujours actuellement à l’hôpital de la ville. Ils souffrent de diverses fractures et de traumatismes mais leurs jours ne sont plus en danger.:

Andry R.

Donia 2005 : entre deux drames, la musique (4)

    Le corps de Damien Aupiais fut rapatrié vers la Réunion le vendredi 13 mai. Depuis la veille, la dépouille du chanteur de Renésens fut veillée par le père de celui-ci, Dominique Aupiais, abattu par la douleur, et quelques autres membres de sa famille, à la petite église d’Ambatoloaka. Le départ du corps vers l’aéroport fut précédé d’une brève mais poignante cérémonie religieuse, à laquelle assistaient quelques autorités locales et des membres du Cofestin, le Comité d’organisation du festival de Nosy Be.

    Damien Aupiais fut enterré deux jours après à Sainte-Suzanne, à la Réunion.:

Andry R.

Donia 2005 : entre deux drames, la musique (5)

De cet homme, c’est un corps sans vie qui sera placé dans l’ambulance.

    On s’interroge toujours sur les circonstances ayant entraîné la bousculade meurtrière de dimanche au stade de Nosy Be. Il est indéniable que l’énorme affluence qu’a connue cette dernière soirée du Donia en était la principale cause.

    « Il y avait beaucoup de monde, mais c’était une foule docile et très disciplinée, déclare Jean-Louis Salles, le secrétaire général du Cofestin. Ça avançait, lentement peut-être, mais ça avançait. Nous avions l’habitude de cela. Il ne faut surtout pas paniquer. »

    Ce qui n’était pas le cas de ceux qui ont décidé de fermer les grilles du stade, les policiers, selon le Cofestin, ce qui a provoqué le drame.

    Mais quand Jean-Louis Salles déclarait qu’à un moment, avant même que les grilles ne soient fermées par les policiers, constatant le flux toujours grossissant des arrivants, « nous avions envisagé d’ouvrir toutes grandes les grilles et faire entrer tout le monde, ceux qui ont des tickets comme ceux qui n’en ont pas, pour que ça aille plus vite. »

    On ne saura jamais si cela aurait été, ce soir-là, une bonne idée pour un public estimé à plus de   20 000 spectateurs (selon le Cofestin) occupant un stade dont la capacité maximale est de l’ordre de 15 000 personnes, sans les stands.:

Andry R.

Donia 2005 : entre deux drames, la musique (6)

Mima n’hésite pas, elle non plus, à donner beaucoup de sa personne pour satisfaire ses fans.

Jerry Marcoss est toujours très bien entouré

 

Le public du Donia veut toujours plus. Rasoakininike l’a compris mieux que tout le monde.

 Andry R.

Article  du 17 mai 2005

DRAME À NOSY-BE – TROIS MORTS AU DONIA

    Cette femme est l’un des blessés ramenés du stade, vendredi dernier. Depuis, elle est toujours dans le coma.

    A Nosy Be, un nouveau drame a endeuillé le Donia. Une bousculade survenue au stade, dimanche dernier, a fait 3 morts.

    Triste année pour le Donia. Cinq morts auront endeuillé le 12ème festival de Nosy Be qui a pris fin dimanche dernier.

    Après l’accident de la route qui a coûté la vie aux deux frères Aupiais, Damien et Morgan (ce dernier est décédé à la Réunion, juste après son évacuation), membre du groupe réunionnais Renésens, c’est une énorme bousculade survenue dimanche dans la soirée, à l’entrée du stade de la ville où se tiennent, depuis jeudi dernier, les concerts, qui a fait trois nouveaux morts : un homme de 57 ans, une femme âgée de 46 ans et un enfant de cinq ans.

    A l’origine de la tragédie, l’énorme affluence que connaissait particulièrement ce dernier jour du Donia, avec une affiche alléchante qui proposait, entre autres chanteurs adulés sur place, Wawa et Chila. Devant le flot quasi ininterrompu de gens qui convergeaient vers le stade, le service d’ordre, composé d’une trentaine de policiers épaulés par les vigiles du Comité d’organisation du festival de Nosy Be (Cofestin), se trouva vite débordé. L’irréparable se produisit vers 22h30, quand les policiers ont fermé les grilles d’entrée du stade.

    Mme Rasoazandry qui était dans la marée humaine, aux premiers rangs, se souvient : « Quand je suis arrivée au niveau des grilles du stade, j’avais mon ticket à la main, comme il nous a été recommandé quelques instants auparavant. La masse de la foule qui avançait vers le stade croisait ceux qui en sortaient. A un moment, nous ne pouvions plus ni avancer ni reculer. C’est à ce moment que les policiers ont fermé les grilles contre lesquelles j’allais m’écraser, poussée par les gens derrière moi. Puis, je ne sais après combien de minutes, les grilles se sont de nouveau ouvertes. Je suis tombée, et plusieurs autres personnes avec moi. Je sentis qu’on me marchais dessus, sur la tête, sur mon dos. A un moment, j’ai perdu connaissance. Puis, je sentis qu’on me tirait par le bras. C’était ma nièce qui m’avais accompagnée. C’est elle qui me transporta jusqu’à l’ambulance. »

    Mme Rasoazanany souffre de quelques fractures de côtes et d’une blessure au dos.

    « Quatre couches de corps »

Quelques blessés, dont Mme Rosaphine (à droite) qui s’en est sortie avec quelques contusions.

    Qui a donné l’ordre aux policiers de fermer les grilles ? Sur ce point, les avis divergent.

    « Je ne saurais vous dire qui a donné l’ordre à mes hommes de fermer les grilles du stade, déclare Raynaud Iambininjara, commissaire de police à Nosy Be. En tout cas, ce n’est pas moi. Il arrive cependant que dans ce genre de collaboration, les policiers agissent de leur propre initiative. Il peut arriver aussi qu’ils reçoivent des directives de la part des organisateurs des spectacles. » Depuis le début des concerts, une trentaine de policiers assurent quotidiennement la sécurité du stade de Nosy Be, aux côtés du service d’ordre du Cofestin.

    Hubert Radaniarison, le président du Cofestin, est catégorique : « A aucun moment, nous n’avions ordonné à qui que ce soit de fermer la grille. Nous avions l’habitude de ce genre de situation et nous avions toujours su y faire face. Fermer les grilles était l’erreur à ne pas commettre en pareil cas. »

    Pour Jean-Louis Salles, secrétaire général du Cofestin, témoin du drame et parmi les premiers à porter secours aux blessés, « ce sont les policiers qui, pris de panique, ont décidé de fermer les grilles ».

    Mme Rasoazandry croit se souvenir d’un membre du Cofestin qui s’est approché des policiers, leur tenir une courte conversation, avant que ceux-ci ne viennent fermer la grille. « Je pense qu’il leur a dit de le faire », conclut-elle. « Faux, répond l’intéressé. Je me suis bien approché des policiers pour les supplier de ne pas fermer la grille. Je n’ai pas été écouté. » Cet homme raconte par la suite les enfants qu’il a dû extraire, en priorité, de « quatre couches de corps » qui jonchaient le sol.

    Mme Rasoazandry, à l’hôpital de Nosy Be, soutenue par une de ses proches : « Je sentis qu’on me marchais dessus, sur la tête, sur mon dos. »

    Mme Rosaphine, une rescapée aussi, et qui a connu le même sort que Mme Rasoazandry, mais avec un peu plus de chance peut-être, puisqu’elle s’en tire finalement avec quelques contusions à la tête et au dos, fera le témoignage édifiant de quelques policiers qui « bastonnaient des corps tombés à terre », juste après l’ouverture des portes.

    Hier, dix blessés ont pu quitter l’hôpital pour regagner leur domicile. Les deux femmes qui sont dans le coma, depuis leur admission dans la nuit de dimanche, n’ont toujours pas repris connaissance.

    Bien entendu, les critiques fusent à l’endroit du Cofestin. « Nous entendons assumer toutes nos responsabilités dans cette affaire », déclare Hubert Radaniarison, qui ajoute ensuite que « le Cofestin s’en remet entièrement aux conclusions de l’enquête judiciaire en cours ».

    En attendant, le Cofestin a pris en charge tous les blessés, ceux qui ont déjà quitté l’hôpital et ceux qui y sont encore. Les organisateurs du Donia ont également annoncé qu’ils prendront en main les funérailles des trois personnes décédées dans la bousculade de dimanche.:

Andry R

Article du 12 mai 2005

    Nosy-Be – La vie reprend au Donia
La dépouille de Damien, le chanteur du groupe réunionnais “Renésens”, décédé dans l’accident de voiture survenu le mardi 10 mai sur la route entre l’aéroport de Fascène et Helville, repose provisoirement à la chapelle des Sœurs de Kobaraha, veillée par quelques membres de sa famille, dont ses parents, en attendant d’être rapatriée demain.
Une partie des musiciens du groupe, dont le frère de Damien, grièvement blessé, est retournée à la Réunion, hier, dans la matinée.
Touché en plein cœur par ce drame, le Festival Donia n’en continue pas moins sa route. Hier, le carnaval, qui ouvre traditionnellement le Festival, a été fidèle au rendez-vous, dans l’ambiance de liesse populaire qui l’a toujours caractérisé.
“De toutes les façons, Damien aurait certainement voulu que la fête continue”, a déclaré un artiste malgache que la mort du chanteur réunionnais a beaucoup ému. A Donia, la vie reprend toujours le dessus. Et de son “must go on!”.

Article du 11 mai 2005

    Donia – Éclairage : black-out durant 21 heures
C’est ce qu’a vécu la population de Nosy Be, victime d’une panne d’électricité survenue lundi 9 mai à 17 h et qui n’a pris fin qu’hier mardi 10 mai à 14 h.
A l’origine de cet incident, un retard d’approvisionnement en carburant du sous-groupement de la Jirama de Nosy Be, comme l’explique son plus haut responsable, Maurille Mananjara: “Nous étions à court de gasole ; il nous a fallu arrêter le moteur”. Selon Maurille Mananjara, c’est parce que la Jirama locale n’a pas honoré le paiement d’un “certain montant” auprès de ses fournisseurs en carburant, que ces derniers ont pris la décision d’interrompre leur livraison.
Notons que les besoins en carburants de Nosy be s’élevent à 18 m3 par jour.
Très critiquée par la population, la Jirama locale refuse d’endosser à elle seule la responsabilité de cette panne. “C’est un problème qui ne relève pas de notre compétence, déclare Maurille Mananjara, mais bel et bien de la direction générale de la Jirama”.
Et c’est bien “ceux de Tana”, ainsi nommés par notre interlocuteur, qui se sont empressés de trouver une solution au problème. Celle-ci se nomme Total.
Si la lumière est revenue depuis hier à 14 h, c’est bien grâce à la compagnie pétrolière française qui a accepté, “après des négociations menées en haut lieu”, selon toujours Maurille Mananjara, de ravitailler de nouveau la Jirama.
Au grand soulagement de la population, qui souhaite que ce ne soit pas un répit. “Pas du tout”, rassure Mananjara. “Le problème est définitivement résolu. Il n’y a plus de coupure à craindre”.
Hier, vers 15h30, pourtant, l’électricité pointa à nouveau aux abonnés absents. Pour, heureusement, revenir dix minutes après. Pour de bon.

Donia
Un membre du groupe réunionnais Renésens, le chanteur Damien, selon les organisateurs de Donia, a trouvé la mort dans un accident de voiture survenu sur la route reliant l’aéroport au centre-ville, hier dans l’après-midi.
La voiture qui emmenait les membres de Renésens de l’aéroport- le groupe venait tout juste d’arriver- est entrée en collision avec un autre véhicule venant en sens inverse. Damien est mort sur le coup.
Deux autres personnes ont été grièvement blessées dans l’accident, dont un musicien du groupe. Les autres membres du groupe ont souhaité rentrer d’urgence à la Réunion.

Nosy Be – Démarrage laborieux du Donia
Donia est tout de même une fête pour la jeunesse.

“C’est honteux, inadmissible !”. Jean-Louis Salles, le SG du comité d’organisation du festival de Nosy Be (Cofestin), ne trouve pas de mots assez durs pour qualifier la panne de courant qui a paralysé l’île toute entière entre le lundi à 17 h et le lendemain à 14 h.
A l’instar de la population nosybéenne, le Festival Donia a lui aussi cruellement souffert de ces 21 heures de coupure d’électricité. Les organisateurs du Donia, qui est actuellement dans sa phase “Off”, ont en effet dû annuler tous les spectacles prévus dans la soirée du lundi 9 mai.
“Des artistes qui étaient prévus se produire sur la scène “Off”- et ils se sont préparés des semaines pour cela- ont dû repartir sans jouer, et c’est dommage !”, se désole Jean-Louis Salles. “On les a fait venir pour rien”. Comprendre par là : le Cofestin les a payés. Les artistes ont quand même reçu la totalité de leur cachet pour rien. Un préjudice qui s’élèverait à près de 16 millions d’ariary et que le Cofestin entend bien réclamer à qui de droit, la Jirama qui devra, le moment venu, “rendre des comptes” à Donia, selon toujours Jean-Louis Salles.
Plus que les dépenses inutiles, c’est l’image de Nosy Be égratignée par cet incident qui fait le plus mal à Jean Louis Salles. “C’est la plus grosse manifestation culturelle de l’océan Indien de l’année, et la voilà malmenée par une panne de courant”, s’exclame-t-il presque. “Vous rendez-vous compte de l’impact que cela aura sur la réputation de Nosy Be? Parce que tout le monde va dire alors qu’on a organisé un tel événement dans un endroit d’où on n’a même pas l’électricité convenablement. Je le répète. C’est honteux!”
En tout cas, l’affaire devait être de la plus haute importance pour que le Cofestin avise les plus hautes autorités du pays.
Hier dans la matinée, Jean-Louis Salles a eu Jacques Sylla au téléphone. Le premier ministre lui a alors assuré à ce moment-là qu’il prenait l’affaire en main et qu’il fera tout pour que le courant soit rétabli le plus vite possible.
On évitera de tirer trop rapidement des conclusions, mais toujours est-il que quelques heures après cette conversation téléphonique, l’électricité est revenue.
Donia aurait-il sauvé Nosy Be ?

Article du 10 mai 2005

Donia 2005
La liesse populaire, toujours au rendez-vous.

Tout au long de ses onze années d’existence, Donia était surtout connu comme étant un Festival de musique baignant dans une liesse populaire. Il y eut quelques tentatives d’ouverture, notamment à la danse en 2004 (avec Vahinala), mais qui avait du mal à dépasser le stade de curiosité.
Cette année, si la dimension indianocéanique prise par le Donia lui aura permis d’accroître son envergure, c’est plutôt pour offrir plus de musique encore que de couvrir plus de disciplines culturelles. Dans le volet « Off », inauguré samedi dernier et qui joue les amuse-gueules de choix pour le Donia, seules trois disciplines non musicales y figurent : la photo, avec l’expo des « Vues historiques de Nosy Be, Diego et Madagascar » qui se tient depuis lundi à l’Alliance française de la ville ; le « morengy », art martial traditionnel, dont une compétition s’est déroulée dimanche; et le théâtre, avec les trois représentations de « Ny Voromailala » de la Troupe Jeannette (celle d’hier, la première, a dû être annulée à cause d’une panne de courant).
Le reste du programme du « Off » est consacré, bien entendu, à la musique. Pas celle des stars cependant, qui, elles, se sont réservées exclusivement pour le festival. Avec les « Wise Kids », « Faxy », tous deux d’Antsirabe, « Black Makoa » d’Antsiranana, ou encore « Woba Kélé » de La Réunion, entre autres artistes et groupes quasi inconnus (JB y fait aussi une apparition), la partie « Off » du Donia, qui prendra fin le mercredi 11 mai, ne propose que des découvertes. D’ailleurs, le « Off » s’est ouvert par un concours de musique remporté par « Ravinkazo », le groupe de Nosy Be.
Un concours de musique ? De salegy, naturellement. Et nous n’en sommes qu’au tout début

Article du 07 mai 2005

« Ny Voromailala » au Donia 2005
Le théâtre classique débarque à Nosy Be. Dans le cadre de la 12ème édition du festival Donia, du 8 au 15 mai, dans le volet « off » figurera la troupe Jeanette qui y jouera la pièce de Rosa Beby intitulée « Ny Voromailala ».
« Ny Voromailala », littéralement « Les tourtereaux », est une histoire d’amour. La trame se rapproche de celle de « Roméo et Juliette » de Shakespeare ou de la légende de Rabeniomby et Ravolahanta. En clair, l’histoire tourne autour de deux personnages qui s’aiment en dépit de l’opposition de leur entourage.
« La troupe Jeanette la présentera sur deux scènes différentes à Nosy Be », déclare Mbato Ravaloson. Dans un premier temps, la pièce sera jouée en salle à l’ Alliance française de Nosy Be. Le lendemain, des extraits seront présentés en plein air.
« Ny Voromailala », comme toute pièce classique, comporte des messages. « Mais c’est surtout une pièce littéraire, et en tant que telle, se caractérise par sa longueur, puisqu’elle dure deux heures », ne manque pas de préciser Mbato Ravaloson, tout excité à l’idée de faire découvrir au public de Nosy Be l’une des pièces maîtresses de l’œuvre de la
troupe Jeanette

Article de l’express du 21 avril 2005

Festival de l’océan Indien – 130 000 euros pour Donia
On sait maintenant que le budget de la manifestation, qui fait office, cette année, de festival de l’océan Indien, a été fixé à 190 000 euros (environ 475 millions ariary, ou encore 2,375 milliards Fmg) par ses organisateurs, regroupés sous l’enseigne du Cofestin, le Comité d’organisation du festival de Nosy Be pour qui les choses semblent se présenter plutôt bien.
Alain Soumoudronga, le président d’honneur de cet organisme, a, en effet, signé hier, au ministère des Affaires étrangères, la convention qui accorde aux organisateurs du Donia la somme de 130 000 euros de la part du gouvernement français, par le biais de la Com-mission de l’océan Indien (COI), l’autre partie signataire, représentée par son secrétaire général, Monique Andréas Esoavelomandroso.
Quant aux 60.000 euros restant, le Cofestin compte les trouver très bientôt – et, autant que possible, sans trop de problèmes !- auprès de leurs sponsors et partenaires habituels. Parmi lesquels le gouvernement malgache

Article de l’express du 11 avril 2005

Événement – 600 artistes au Donia
 » Il y aura 600 artistes de l’océan indien qui vont venir chauffer le festival de Donia, le 11 au 15 mai à Nosy Be « , déclarent les responsables du festival. Ils sont regroupé dans plus d’une vingtaine formations.
Le festival Donia rassemblera autant d’artistes que l’organisateur a pu inviter. Au total, ils seront plus d’une vingtaine de formations à se rendre dans cet îlot de festivités, venant de Maurice, La Réunion, Seychelles, Mayotte, Comores et bien sur de la Grande île.
Pour Madagascar, tous les rythmes seront représentés grâce au large éventail d’ artistes conviés : Tombo Daniel avec son bassesa, Jerry Marcos, Jaojoby, Mima, Chila, Wawa avec leur salegy, Hazolahy avec sa musique du monde, Brillante avec sa musique où tsapiky fusionne avec le salegy, Dadah de Fort-Dauphin avec son mangaliba, Ricky avec la résonance des tambours, Vilon’Androy avec le beko du Sud (a capella), le tsinjaka banaike, et le tsinjaka rodoringa, Lôla en tant que chanteur de charme, Tambour Gasy avec leurs percussions, Mihoja avec les rythmes de l’Ouest, Rasoakininike avec le tsapiky traditionnel.
Les groupes étrangers de leur côté seront composés de Rénesens et la Résidence de l’Ile de la Réunion, Trio Universal des Comores, M’Toro Chamou de Mayotte France, Miki Dache de France et Fiesta Mauricienne.

Article de L’express du 09 avril 2005

Nosy-Bé – Donia revigoré
Les problèmes les plus sérieux étaient apparus en 2002, année qui vit la Commission de l’océan Indien (COI), un des principaux bailleurs de fond du festival depuis 1997, cesser sa contribution financière au Donia, conformément à l’accord de partenariat passé entre elle et le Cofestin. Un départ qui, bien que prévu, porta un rude coup à la manifestation qui réussira tout de même, au prix d’efforts incroyables des organisateurs, à tenir ses engagements annuels à chaque week-end de la Pentecôte.
L’année 2005 s’annonçait des plus sombres pour Donia quand, alors qu’on ne l’attendait plus, la COI revient, au terme d’une série de circonstances aussi inattendues qu’heureuses, pour le Cofestin.

Au moins 160 millions Ar.
Réalisant en effet, après l’île Maurice en 2003, que l’organisation d’un festival tournant de l’océan Indien lui coûtait trop cher, la COI en abandonna l’idée pour soutenir chaque année, dans un pays bien déterminé de la région, une manifestation locale périodique avec un esprit indianocéanique plus ou moins prononcé. Quoi de plus indiqué, dans ce contexte, que le Donia de Nosy Be, qui fera donc office pour cette année de festival tournant de l’océan Indien.
Le soulagement des membres du Cofestin était perceptible hier à l’Alliance française, tout au long de la conférence de presse qu’ils y ont tenue. Ils seront pourtant très avares d’informations sur le volet financier du Donia de cette année, qui se déroulera du 11 au 15 mai prochain, se contentant de citer les 160 millions d’ariary, au moins, nécessaires pour organiser cette édition, et de remercier les bailleurs ainsi que leurs fidèles partenaires.
Les intervenants ont été plus à l’aise sur le contenu de l’événement, lequel, festival culturel et régional oblige, élargira ses activités à des disciplines autres que la musique, tels le théâtre et la danse.
La musique occupera, naturellement, le haut du pavé, avec les stars locales du moment, de Jaojoby à Ricky en passant par Jerry Marcoss ou Mima, mais aussi de grosses pointures des îles avoisinantes comme M’Toro Chamou (Mayotte), Renesens (Réunion), Gérard Louis et Natty (Maurice), Mikidache (Comores) ou Marime (Seychelles). Un accent particulier sera mis sur la musique traditionnelle malgache, à travers les prestations de Vilon’Androy, Hazolahy, etc.
Viendront s’y ajouter des conférences, un concours de salegy et bien d’autres festivités qui illumineront l’île de Nosy Be d’un éclat particulier, car retrouvé, en mai prochain.:

Andry R.

Article de l’Express du 25 Février 2005

Événement
Le Festival de l’océan Indien 2005, ce sera Donia. C’est la résolution prise par la dernière réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Commission de l’océan Indien. Une décision qui s’explique, selon le ministre du Tourisme et de la culture, Jean Jacques Rabenirina, par « les difficultés financières que connaît la COI depuis quelque temps ».
Sanga, le Festival tournant de l’océan Indien… On serait tenté de croire que la série noire des manifestations à problème ne s’arrêtera pas là. « Je reconnais que tout cela n’est pas sans conséquence sur l’image de Madagascar dans le monde, admet Jean Jacques Rabenirina, quoique, pour le Festival de l’océan Indien, nous n’y sommes vraiment pour rien ».
Le festival de Nosy Be renoue ainsi avec cette institution qui l’a « lâchée » à partir de 2002, après en avoir assuré une bonne partie du financement d’environ la moitié des éditions précédentes. En tout cas, ce n’est pas le Cofestin, le Comité d’organisation du festival de Nosy Be, qui sera mécontent de cette tournure inattendue des événements.