festivale donia

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Les articles de presse après le Donia 2002

Donia 2002, presse de compte rendu, pendant et après le festival.

L’express de Madagascar du 23 novembre 2002

Nosy – Bé : échos du Donia 2002
Pour la 9è fois consécutives, l’île de Nosy Be avait abrité, du 7 au 10 novembre dernier, le festival culturel et musical Donia, dont l’organisation est à mettre à l’actif du Cofestin (Comité d’organisation du festival de Nosy Be). Donia 2002 n’avait pas enregistré autant de succès populaire que les éditions précédentes. Une maigre affluence aux soirées-spectacles qui peut s’expliquer par le fait que les paniers ménagers des Nosybéens sont profondément affectés par la récente crise postélectorale. On ressent qu’un vrai marasme économique frappe de plein fouet cette petite île paradisiaque. En revanche, la réussite de cette 9è édition du festival Donia s’inscrit sans conteste dans la programmation musicale, laquelle avait fourni une variété culturelle. Le groupe Hazolahy de Fort-Dauphin, l’orchestre Asco Music et le guitariste Teta avaient tour à tour fait découvrir, sur la gigantesque scène de Donia, la richesse et les spécificités musicales du « Deep south ». Toto Mwandjani, le roi incontesté du dombolo à la sauce malgache, avait enchanté avec un subtil mélange du salegy, du dombolo, du m’gôdro. A lui se joignaient des groupes locaux et les lauréats du concours de salegy. Les musiques traditionnelles ont également émergé de la scène du festival. Les mélodies des îles soeurs n’avaient pas manqué de séduire. Les trois boyz band de Cheick MC ont dévoilé le rap comorien, lequel avaient emballé les jeunes nosybéens présents à leur concert. Le groupe Apolonia de l’île de la Réunion avait exécuté un séga fort pimenté et ensoleillé. Un vrai régal.


JEAN LOUIS SALLE, SG DU COFESTIN
« CULTURELLEMENT, ON A ÉTÉ ASSEZ SATISFAITS DE CE QUI S’EST PASSÉ »
Jean Louis Salle est l’actuel SG du Cofestin (Comité d’organisation du festival de Nosy Be). Membre fondateur de Donia, il nous dresse un bilan de la 9è édition de ce carrefour culturel de l’océan Indien et parle de perspectives, en vue de la célébration du 10è anniversaire de Donia, prévue du 4 au 8 juin 2003. Interview.
o L’Express de Madagascar : Quel état d’esprit a animé toute l’équipe du Cofestin au cours des préparatifs et de la réalisation de cette 9è édition du festival Donia ?
– Jean Louis Salle : L’état d’esprit a été toujours le même lors de la préparation du Donia : une équipe motivée qui voulait vraiment réaliser le festival Donia cette année. Pourquoi ? Parce que c’était vraiment important pour la population, pour Nosy Be, pour la relance économique, pour nos sponsors, pour le Cofestin aussi. Donc, à plusieurs titres, nous pensions qu’il fallait le réaliser. Nous étions conscients que ce serait peut-être une édition moins glorieuse, moins suivie que les années précédentes. En revanche, nous l’avons préparé avec le même soin et la même motivation. Toute l’équipe est soudée. J’en profite pour remercier tous ces dévoués corps et âme.
o Avez-vous rencontré particulièrement des difficultés dans la mise ne forme de cette 9è édition ?
– En effet, oui. Les dates ont été décidées 3 mois avant la tenue du festival. Donc, c’était court pour préparer un festival. Ensuite, nous avons eu des défections au niveau des partenaires, notamment de Air Madagascar. Vous n’êtes pas sans sovoir que le rayon de transport sur Nosy Be, dans le cadre du Donia, est très important. Pour nous, c’est un partenaire essentiel. Financièrement, il a fallu se mobiliser énormément, en l’occurrence au niveau des partenaires. Heureusement, ces derniers ont été très réceptifs parce qu’ils n’ont pas eu trop de communication à faire pendant les 6 premiers mois. de l’année. Donc, beaucoup nous ont quand même suivis. Des nouveaux sont même venus apporter leur soutien. Ce qui nous a permis de réaliser cette édition. Je remercie d’ailleurs tous les partenaires du festival.
o Comment expliquez-vous la profonde baisse en termes d’affluence cette année ?
– On pensait un peu plus. On le faisait sur 3 jours, Et on estimait qu’on aurait plus de spectateurs qu’on a eus. Cela prouve que la crise économique est assez présente dans beaucoup de foyers à Nosy Be. C’est difficile pour tout le monde. Même à 7 500 Fmg le Billet d’entrée, cela paraît encore assez lourd, bien que le prix n’ait pas changé depuis 3 ans.
o Un bilan de ces 3 soirées-spectacles ?
– Il ne faut pas oublier que Donia est avant tout un festival culturel. Donc, Culturellement, nous sommes assez satisfaits de ce qui s’est passé, parce que nous avons trouvé des groupes méconnus jusqu’ici, mais qui ont montré toute l’étendue de leur talent. C’est ce qui fait lâme du festival. Sur l’organisation générale, les nouveautés ont quand même très bien marché. La démonstration de moto cross a draîné énormément de monde. C’était une grande première. Là, on est très contents. Le côté affluence restera jusqu’à présebnt le côté négatif du festival.
o Le festival Donia vient d’être admis dans le cercle privilégié de Womex, cette vaste zone internationale d’échanges commerciaux en matière de festival. Qu’est-ce que cela peut apporter à Donia ?
– C’est une chose très importante parce qu’il y a quelques rares privilégiés qui peuvent y accéder. On été proposés par la Réunion pour représenter l’océan Indien. Une communication a été porté sur le festival Donia, avec des supports vidéo, lesquels ont connu un réel succès. Ce sont l’authenticité et l’âme du festival Donia qui ont été appréciées. Avec les moyens qu’il y a, on arrive quand même à faire quelque chose qui tient la route et qui a une réelle valeur culturelle. Le festival Donia a donc intégré ce circuit. On a déjà eu des retombées au niveau des producteurs américains et européens, qui ont manifesté leur désir de participer au festival Donia, de venir voir à quoi notre festival ressemble. Qu’est-ce que cela pourra nous apporter ? Finacièrement, sûrement pas grand-chose. Par contre, cela nous apporte une reconnaissance qui nous ouvre tout un tas de portes. c’est très important au niveau des institutionnels, lesquels peuvent nous aider dans la zone. Par ailleurs, certains producteurs, qui souhaitent venir faire le festival, vont sûrement repérer des groupes interessants.
o Le 10è anniversaire du festival Donia sera célébré du 4 au 8 juin 2003. A quoi doit-on s’attendre ?
– Pour le 10è anniversaire, on veut que ce soit un super Donia à tous les niveaux. On a déjà des contacts et préparé certaines choses. On ne peut pas tout dévoiler pour la simple raison que rien n’est pas tout fait officiel. Mais au fur et à mesure, on pourra en parler. Il est évident qu’on risque d’avoir une durée un peu plus longue si tout va bien. On risque de joindre au festival un évènement d’envergure internationale qui se déroulera à Nosy Be. Là aussi, on est en pourparler. Au niveau culturel, on aimerait enfin amener sur Nosy Be une très grosse pointure connue interantionalement. A cela s’ajouterait une participation artistique amplifiée, avec peut-être la présence de tous les artistes qui ont fait le succès de Donia. En bref, une sorte de Best of. Quant aux animations autour de Donia, on aimerait que ce soit une mégafête. Il y aura la participation de l’Unicef pour la journée Enfants. On voudrait aussi amplifier la communication de Donia à l’extérieur. On est en pourparler avec des Européens pour mettre en place la diffusion en live sur internet de Donia dans le monde entier, et peut-être dans plusieurs salles de plusieurs capitales. Cela nécessite un certain nombre de moyens, mais on ne désespère pas de le mettre en place.
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Steve Maniry

 

 

Le 06 novembre 2002

Donia 2002
A Nosy Be, on piaffe d’impatience de vivre intensément la 9è édition du festival Donia qui est prévue se tenir les 7, 8, 9, 10 novembre. Le stade d’Ambodivoanio, où de tradition, durant 4 soirées consécutives, les concerts de musique émerveillent et font danser les 60 000 spectateurs, s’apprête à subir l’éternelle prise d’assaut d’une foule avide, assoifée, à l’affût de bonnes vibrations musicales . A chaque édition, Donia enregistre un retentissant succès populaire, le propulsant sans aucun doute à la première marche des festivals d’envergure de l’océan Indien. Et ce grâce aux efforts continus et louables des membres du Cofestin (Comité d’organisation du festival de Nosy Be), à l’indéfectible subvention octroyée par la Coi (Commission de l’océan Indien), aux fidèles soutiens des partenaires, sponsors et donateurs (Unicef, Rta, Ortm, Total, Good Look, Thb, Etemad, Jirama, Bni, Protector Plus, Vidzar, Cca, etc).
La programmation musicale se veut cette année représentative, tant au plan national que régional (océan Indien). L’ultime rencontre des deux antipodes, le Nord et le Sud, augure d’une ambiance électrique. Le salegy est appelé à côtoyer le tsapiky. La région de Fort-Dauphin sera à l’honneur : le festival lui offre un plateau (stand et animation) de promotion touristique et culturelle. Les deux groupes lauréats de la finale du concours de salegy (le 2 novembre à Ambanja) auront le privilège d’animer les soirées du festival.
Donia s’incruste aussi dans le social. En partenariat avec l’Unicef, le festival fait une part belle à la campagne de sensibilisation sur la protection et les droits des enfants. Animation et concerts d’enfants sont alors au programme. Ainsi, on est en droit de s’attendre à un festival vivant et divertissant.
:Steve Maniry

Le 09 novembre 2002

Festival Donia 2002
La première soirée-spectacle de la 9è édition du festival Donia a débuté hier au stade d’Ambodivoanio. Le fameux rythme local qu’est le salegy s’est croisé avec une énergie mélodique intense avec le tsapiky, le rythme délirant typiquement du Sud. Boris Makoalahy, classé en troisième position au terme du concours de salegy 2002, organisé par le Cofestin (Comité d’organisation du festival de Nosy Be), a clôturé la soirée et partagé l’immense scène de Donia avec Asco Music de Tuléar, le groupe traditionnel Hazolahy de Fort-Dauphin et du rappeur comorien Cheick MC. La musique traditionnelle de la région du Nord n’a pas manqué de s’afficher avec Jaomaro. “ On insiste de plus en plus sur le côté culturel, plutôt que festif du festival. C’est avant tout un festival culturel de l’océan Indien ”, a précisé, au cours d’une cours d’une conférence de presse, Jean-Louis Salle, actuel SG du Cofestin, avant de poursuivre : “ Nous nous attelons aussi à la découverte des groupes traditionnels de Madagascar afin d’attester l’existence d’une culture profonde et d’une authenticité musicale dans l’ensemble de la Grande Ile ”.
Le festival Donia poursuit avec sérénité et fierté son petit bonhomme de chemin dans l’acquisition d’une reconnaissance internationale élargie. Outre sa programmation musicale qui à chaque édition, n’a eu de cesse de proposer une meilleure représentativité régionale (océan Indien), le festival vient de franchir un important pas en étant admis dans le cercle privilégié du Womex, ce salon international des festivals où les plus grands producteurs du monde entier se côtoient. “ C’est une grosse zone d’échanges. Cette année, le festival Donia y a été présenté à l’aide de documents vidéo. Nous avons déjà des retombées, puisqu’un groupe de producteurs américains nous a contactés et a manifesté son désir de venir assister l’année prochaine au festival Donia ”, a informé Daniel Boisson, régisseur général du festival Donia. La célébration du 10è anniversaire du carrefour culturel de l’océan Indien augure de bonnes choses.

Steve Maniry

Le 10 novembre 2002

Sur la scène du festival Donia
La musique du Sud profond a bercé, séduit, conquis la scène du festival Donia 2002. Le groupe Hazolahy de Fort-Dauphin s’est particulièrement illustré en faisant découvrir le chant et la danse traditionnels de l’Anosy. Une autre facette de l’immense richesse culturelle et musicale du “ pays des épines ”. Les rythmes joués par cette jeune formation fort-dauphinoise sont investis d’une extraordinaire énergie, tant vocale que mélodique. Ils sont ancrés dans une vieille tradition musicale de la tribu Antanosy. Par ailleurs, le groupe Asco Music, lui, a fait vibrer et trémousser le stade d’Ambodivoanio à grands coups de Tsapiky. Un rythme chaud, entraînant et vivant. L’éminent guitariste Teta, quant à lui, a entraîné le public dans univers musical où la tradition Mahafaly se dévoile dans toute sa splendeur. C’était un agréable voyage musical au cœur du “ Deep south ”, où seuls, la beauté vocale et le charme irrésistible des instruments traditionnels de son ethnie, suffisent à convaincre de son talent de grand artiste.
Les rythmes du Sud ont croisé le fer avec le fameux salegy, lequel fait la particularité musicale de toute la région du Nord. De Toto Mwandjani à Malagasy Misôma, en passant par les Tigres Juniors, Boris Makoalahy et Bima Maurice, le salegy, parfois assaisonné avec du dombolo et du malesa, ne cesse de faire décoller les spectateurs de l’île de Nosy Be. La 9è édition du festival Donia a eu donc le mérite de faire se rencontrer, sur le même plateau, deux traditions musicales, celle du Nord et celle du Sud, dans une excellente cohabitation scénique. La magie de la musique s’est encore opérée en faisant tomber toutes les barrières. Dans son incontestable puissance, elle est parvenue, sans difficulté aucune, à rapprocher, les deux extrémités, les deux antipodes que sont le Nord et le Sud.

Steve Maniry

Le 11 novembre 2002

Rideau sur Donia 2002
Certes, l’affluence enregistrée n’a pas pu égaler la traditionnelle ruée des spectateurs pendant les précédentes éditions, mais l’ambiance festive, qui fait surtout sa réputation, était bel et bien au rendez-vous. Le Cofestin (Comité d’organisation du festival de Nosy Be) a déjà prévu cette baisse pour les dures réalités socio-économiques vécues par la population locale, après près de 8 mois de grave crise post-électorale. “ On s’attendait à la diminution du nombre des spectateurs du festival parce qu’un marasme économique continue de frapper de plein fouet l’île de Nosy Be. A titre d’exemple, les employés de la Sirama Dzamandzar n’ont pas été payés depuis 10 mois , certains hôtels sont toujours en plein chômage technique. Si on arrivait à faire venir, à chaque spectacle 5000 à 6000 personnes, on serait déjà contents ”, a précisé d’emblée Jean Louis Salle, SG Du Cofestin, lors d’un point de presse.
Pour la 10 édition du festival, prévue pour le week-end de la Pentecôte 2003, le Cofestin compte en faire un événement sans précédent. Les préparatifs doivent d’ailleurs commencer, après la version 2002. “ On aimerait faire revenir sur la scène de Donia tous les artistes qui ont bâti la renommée de notre festival. Avec, en sus, les groupes des îles de l’océan Indien ”, a-t-il rajouté. Alors vivement le 10è anniversaire du festival Donia.

Steve Maniry