festivale donia

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Les articles de presse après le festival 2006

TRIBUNE

08/06/06 – Daddy R

 

Evènement : Nosy Be

XIIIè Festibal DONIA 2006

 

Le revenant Dédesse a su donner plaisir au public avant la cérémonie de clôture du festival.

Le rideau est tombé sur la 13è édition du festival Donia qui s’est tenue dans la ville de Nosy-be du 31 mai au 4 Juin dernier.

La fête s’est déroulée avec la prestation des artistes tous les soirs au stade d’Ambodivoanio, qui a fait vivre à la population nosybéenne une ambiance de fête pendant près d’une semaine. Une pléiade d’artistes qui a été choisie spécialement pour l’occasion afin de donner une autre facette au festival. On a pu apprécier la prestation des anciens comme le revenant Dédesse ou encore l’apothéose des bêtes de scène comme Rah-Chicki ou encore le « king » du salegy qu’est Jaojoby qui ne s’attendait pas du tout à un accident lors de son retour sur la capitale.

Le président du Cofestin en compagnie du Miss Donia avant la clôture du festival.

Après une série de suspens où plusieurs obstacles ont dû être affrontés par l’organisateur, le festival a quand même pu se passer sans incident majeur. A noter que seules les îles réunionnaises , représentées par le groupe Kiltir, ainsi que Mayotte, honorées par la présence de ”Parfum d’Orient” et finalement les Mahorais ont été les chanceux à pouvoir participer à cette 13è édition de Donia. Vu le problème financier avec la prise en charge de toutes les dépenses par le Cofestin, le Donia XIII n’a quand même pas de quoi se plaindre par rapport aux éditions précédentes.

Les différents stands qui ont longé les murs du stade ont également apporté beaucoup de changement lors de cette édition. Il y a ceux qui sont restés fidèles comme l’Uni Casin’Or de Monsieur Félix, le seul stand en son genre ou encore les vendeurs d’alcool, qui a coulé à flot. Somme toute, heureusement que la population était là sinon Donia ne serait qu’un rêve.

Le groupe Sylange a été la révélation. Les filles ont été à leur première participation au festival.

« Quoi qu’il en soit, on a fait de notre mieux pour faire de cette 13 è édition une réussite ». C’est de cette manière que le Cofestin a su se justifier face à tous les problèmes qu’ils ont dû affronter avant la tenue de ce festival. L’organisation n’a pas été des plus meilleurs mais le Cofestin se déclare toujours partant sans ou avec l’appui de qui que ce soit. « On a tout fait pour un meilleur accueil des invités et on pense les satisfaire », a declaré le SG du Cofestin, Jean Louis Salles.

Quand bien même, le flou reste encore sur la tenue ou non de la prochaine édition. Si l’on se réfère à tout ce qui vient de se passer, on dirait que le Cofestin a quand même pu se débrouiller même si la plupart d’entre eux ne sont que des bénévoles. « ON n’est pas organisateur de spectacles, on est dans d’autre secteur mais on a quand même pu s’en sortir jusqu’à maintenant donc on ne va pas lâcher la corde », s’est-on fait entendre du côté de Cofestin. Un appel qui est lancé, on ne sait pas si plus d’un vont suivre ou pas. Une bonne question!

 

 

Express du 07 juin 2006

 

NOSY BE -Donia, une organisation plutôt décevante

La treizième édition de Donia de Nosy-Be est cloturée dimanche 4 juin, un dimanche de Pentecôte comme il est de tradition. Contrairement aux précédentes qui ont enregistré d’énorme succès, celle-ci a été particulièrement moins populaire avec un public moins affluent et pas trop chaleureux comme d’ordinaire. Par ailleurs, pour certains artistes, Donia 2006 leur seront de mauvais souvenirs à cause d’une organisation decévante, voire choquante dans certaine mesure.
Comme le rapporte un artiste, très touché par une certaine rigidité au niveau organisationnel : “La-bàs, nous, les artistes malgaches avons été particulièrement maltraités. Nous avons été logés dans des hôtels de qualité éxtrèmement débile, sans eau ni éléctricité, loin de la ville. Par contre, les artistes étrangers ont droit à des renommés hôtels luxueux”. Ces deux poids deux mésures qui ont affecté tous les domaines, même le plus important : “Avant les spectacles, ils ont agréé aux artistes étrangers plus d’une heure de balance, tandis que les artistes locaux n’ont eu droit qu’à peine 20 minutes”. En guise de protestation, cet artiste a juré de ne plus remettre ses pieds à ce festival.
De leur côté, les organisateurs au sein du COFESTIN ont apologié sur le manque de moyen. “Nous avons deployé un éffort monstre pour concrétiser cette édition. Mais finalement, nous avons rendu compte de l’insuffisance du budget, dû à l’abandon des grands investisseurs comme le COI. Par ailleurs, Air Madagascar a aussi delaissé son sponsoring habituel”. Cependant, COFESTIN promet que la prochaine édition de Donia se déroulera dans des meilleures conditions.
Hernan Rivelo

 

 

JAOJOBY ACCIDENTE- QUATRES COTES FELEES POUR LE ROI SALEGY

Jaojoby a perdu quelques côtes, à gauche comme à droite.

Le roi du salegy a échappé à la mort. Jaojoby Eusèbe, une des figures emblématiques du monde culturel et artistique de Madagascar, quelques membres de sa famille et son chauffeur ont eu un accident de voiture dans la journée de dimanche, sur la route nationale 4 reliant la capitale à Mahajanga.
Selon les informations recueillies auprès de la brigade de la gendarmerie d’Ankazobe, l’accident est
survenu à quarante kilomètres de cette ville. « Heureusement, aucune mort n’est à déplorer », affirment les gendarmes.
Le chanteur est encore sous soins médicaux à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona à l’heure actuelle. « Il a quatre côtes fêlées, une fracture du bassin et des blessures au ventre et à la tête », précisent les médecins. Sa femme Claudine, qui est aussi hôpitalisée, a été touchée au niveau du thorax. De même, le chauffeur blessé au niveau de la tête est soigné dans le même hôpital. Par contre, le fils du chanteur, Lucas, a pu rentrer au domicile familial, ses blessures n’étant pas assez graves pour nécessiter une hospitalisation.

Hors de danger

« Leurs vies ne sont plus en danger », affirment cependant les médecins. D’ailleurs, l’artiste a pu s’exprimer à la presse, hier, dans la soirée. Entouré de sa famille, il reprend peu à peu des couleurs. D’autant que sa fille Eusebia se trouve à son chevet pour lui apporter du réconfort.
D’une manière générale, Jaojoby Eusèbe s’en sort plutôt bien d’un accident qui aurait pu lui coûter la vie, vu l’état dans lequel se trouve sa voiture. « Elle est complètement hors d’usage », commentent les gendarmes d’Ankazobe, venus sur les lieux pour constater l’accident.

Selon eux, c’est l’artiste lui-même qui était au volant de sa voiture. « Nous rentrions du festival Donia de Nosy Be », explique Jaojoby, sur son lit d’hôpital. « Je ne me souviens de rien d’autre que de la voiture qui est sortie de la route, ensuite du ravin qui nous a engloutis et enfin de l’arbre qui nous a bloqués », commente-t-il avec lassitude.

Chauffard
Ce que confirme les informations de la gendarmerie. La voiture de Jaojoby, une Volkswagen Passat, est sortie de la route en voulant éviter un camion qui venait en sens inverse. La voiture a dérapé pour finir dans le ravin, contre un arbre. « Mais le camionneur reste introuvable jusqu’à maintenant », remarquent les gendarmes qui affirment être à pied d’œuvre pour retrouver le chauffard. « Nous ferons tout pour ce faire et enclencherons les procédures judiciaires y afférentes », promettent-ils.
On se souvient que la dernière édition du festival Donia en 2005 a déjà été marquée par un grave accident de la circulation à Nosy Be, qui a provoqué la mort de cinq personnes.

Doda Andrianantenaina

 

 

 

Les NOUVELLES de Madagascar

ENQUÊTE ( Enquête du 7/6/2006 )

Dans les coulisses du festival Donia

5 h du mat’ et des frissons. La caravane passe la nuit du mardi 30 mai à Ambanja en attendant de partir au port d’Ankify pour prendre le bac. Une fille, plutôt menue, vient approcher les trois individus qui ont décidé de veiller toute la nuit autour d’une bière, un coca et quelques tiges de cigarettes devant l’hôtel Riviera. La petite est déçue car on lui a dit de venir tôt, alors que tout le monde est encore en train de dormir. Tant pis, elle aura l’occasion de se faire connaître : elle fait partie de G-Scholars, une formation de hip hop dont les membres, tous originaires de Diego, poursuivent leurs études à Tana.

Les artistes feront de plus amples connaissances entre eux dans le bac qui embarque tout le monde vers Nosy-Be à 9h. Liva Juste Camarade , de passage au pays pour accompagner Abdou Day, chanteur de reggae établi en France, veille jalousement sur son clavier tandis que les autres musiciens se régalent de bananes au coco servies par la cuisinière d’un restaurant de fortune. Carnaval, discours officiel au stade d’Ambodivoanio, cocktail au Vanila hôtel et bal occupent une première journée, sans concert, le mercredi 31 mai.

 

Donia sur CanalSatellite

Les choses sérieuses débutent le lendemain. G-Scholars (encore !) ouvrent les hostilités. Destyn de la Réunion émaille ses paroles de mots malgaches ( zagnahary , razana ) et harangue la foule en dialecte du Nord. Nous voulons rendre hommage à Madagascar où nos ancêtres sont partis pour être emmenés en esclavage à La Réunion , déclare Fabrice Ramaye, le leader du groupe. A la tribune officielle, des filles vazaha se déhanchent sur une version maloya de Vôla parata namidy mahôgo . Elles font partie de Le Parfum d’Orient qui a fait une démonstration de danses orientales auparavant. Fidèle à sa réputation, Rah-Ckiky est facile à suivre à la trace. Il suffit d’humer l’air, du chambre d’hôtel à la scène. Jaojoby fronce les sourcils devant certaines disharmonies manifestes. Le roi du salegy termine la première soirée devant une foule conquise d’avance. Voyage est là, en train de filmer , confie Daniel Boisson. On verra ainsi un écho de Donia sur CanalSatellite plus tard.

Le lendemain, vendredi 2 juin, deuxième jour, le concert débute toujours par du rap avec Am’psy… Dih Clan. L’ampsy est une plante qu’il faut délicatement prendre pas la paume de la main, sinon elle démange et Dyh vient de sauvage. C’est toute la philosophie du groupe , explique un membre. Circulez, il n’y a rien à comprendre. Comme avec Trio, représentant l’invité d’honneur de cette année, Mayotte, dont la délégation a offert une dégustation de mabawa (ailes de poulets), la spécialité locale.

 

Il ne manquait que les ailes à Abdou Day pour s’envoler vers les cimes du succès. En fait, il les a peut-être maintenant avec sa dernière trouvaille, une fusion du reggae avec le salegy, dont le grand public aura l’occasion d’apprécier la réussite dans son prochain album, prévu sorti en octobre. Quelques titres, qui donnent des airs hardcore au reggae, ont été dévoilé au Donia : Freedom , Iha Oh , et Fais-ci, Fais-ça , sur la difficulté pour l’immigré de trouver du travail en France.

 

Du résucé

Dah’Mama a succédé au rasta avec le tube national du moment, Tonto Sôla . Le stade exulte. Avec son truc en plume, une robe en fait, le chanteuse aux pieds nus a toutes les chances d’aller loin. Terakaly, qui a clôturé la soirée, a également débuté avec un titre original : Avia Mona .

Passons sur la troisième soirée, samedi 3 juin, à l’affiche assez léger où Sylange Kilalaky a pu tirer son épingle du jeu avec la complicité de la pluie : plus le public était mouillé, plus il se défonçait. Dans les coulisses flottait une odeur suspecte. Latoto se prépare à monter sur scène pour animer la fin de la soirée. Le groupe a plutôt déçu avec son salegy résucé de Jaojoby. Joseph, le choriste du roi du salegy, en fait d’ailleurs partie après avoir accompagné également Dah’Mama la veille. Je suis partout ! , ironise-t-il.

Du rap, encore et toujours pour débuter la dernière soirée, le dimanche, avec RNJ, suivi de Romazava tsy vakini qui explore les racines du salegy. Il demeure une bête de scène , fait remarquer l’écrivain et universitaire Elie Rajaonarison à propos de Dédesse. N’empêche, en squattant un peu trop la scène, Dédesse provoque la panique du côté des organisateurs qui finissent par se fâcher. 35 ans de carrière pour en arriver à ça ! , lâche les plus furieux.

Le Martiniquais Patrick Jeanette préchauffe l’ambiance avec Les tigres du Vieux Port avant que Dr JB n’apparaisse. Abonné au Donia, il lui revient systématiquement de clôturer le festival avec un bal populaire monstre qui ne s’achèvera qu’à 4h 30 du matin.

Le lendemain, Nosy-Be se réveille difficilement. Certains employés d’hôtel n’ont pas dormi qu’ils doivent déjà reprendre du service. Donia est fini, bonjour le train-train quotidien.

Les NOUVELLES du 06 juin 2006

 

 

REPORTAGE

Les innovations

Et la miss Donia est…

 

Il était temps. Le festival Donia se devait d’avoir une représentante de charme, à défaut d’une mascotte. C’est chose faite au cours du traditionnel grand bal d’ouverture, le 31 mai. Le gymnase de Hell-Ville était alors pris d’assaut comme d’habitude avec Dr JB et B’52 à l’animation. A l’issue de la délibération du jury, une gazelle répondant au doux nom Véronique S. est élu miss Donia 2006. En compagnie de la première dauphine, miss Véronique était présentée au public du stade d’Ambodivoanio lors des quatre soirées du festival.

 

Le carnaval se suit et se ressemble

Le carnaval fait partie des traditions du festival Donia. Malheureusement, le manque de moyens semble se conjuguer à l’absence d’imagination. Ce qui fait que, globalement, les défilés se suivent et se ressemblent parfois d’années en années. Le concours également dont les participants font l’objet. Cette année encore, le concours du meilleur défilé était gagné par l’hôtel de la mer de Mama Loup (Photo ci-dessus), une figure presque emblématique de Nosy-Be.

Le bouquet final

Pour la première fois, Nosy-Be a assisté à une projection de feux d’artifices. Bien évidemment, il ne s’agit pas de la photo ci-dessus, laquelle n’est qu’une animation apportée par un spectateur. Les feux d’artifices de la clôture, ainsi que la machine à bulles et les flammes sur la scène, étaient les œuvres de la First Agency que Tana connaissait pour d’autres activités, mais qui fait donc découvrir ici une autre corde à son arc.

 

page réalisée par Randy Dony

REPORTAGE

Un festival Donia à… Antananarivo ?

Donia 2006, la 13ème édition du genre, est finie. Vive Donia 2007 ? La question reste entière. Selon Jean-Louis Salles, l’un des deux membres fondateurs du Donia et secrétaire général du Cofestin, le Donia reste fragile car il est tenu à bout de bras par les membres du Cofestin, tous passionnés par l’aventure, tous bénévoles, et (…) pour quelques membres, ce n’est plus du bénévolat, c’est du mécénat et depuis l’année dernière, c’est carrément de la folie car il a fallu pallier aux carences d’un bailleur de fonds qui n’a pas tenu ses engagements (…) Le Cofestin fourmille d’idées et de volonté, mais trop d’obstacles surgissent chaque année, trop de ‘peaux de bananes’, et même si le Cofestin est habitué à les surmonter, la lassitude, le découragement pourraient prendre le pas. C’est un peu ce qui se produit depuis l’annonce par la COI de ne pas payer le solde de la subvention sur laquelle ils s’étaient engagés .

Endetté en raison du refus de la COI de payer le reliquat de 30 000 euros de l’année dernière, le Cofestin risque de jeter l’éponge si d’ici peu, une solution n’est pas trouvée. Ce qui n’a pas empêché Jean-Louis Salles de donner une idée du futur.

Le Cofestin a déjà imaginé le Donia 2007, a-t-il annoncé. Un Donia innovant, surprenant, d’envergure, avec, pourquoi pas, une ouverture du festival à Tana sur deux jours et une grande caravane musicale qui traversera le pays par la nouvelle route presque terminée (ça pourrait être une des manifestations de son inauguration), pour se terminer par les cinq jours de Donia à Nosy-Be. Tout Madagascar découvrirait ‘son Donia’ .

Il n’est pas interdit de rêver. Chaque année, depuis 13 ans, même lors de la crise de 2002, un miracle a lieu tous les ans.

 

LA GAZETTE de la Grande Ile

06-06-2006

DONIA : Nosy-Be séduit Patrick Jeannette

Jean-Martial VANIVATO

 

Une invitation du COFESTIN lui a suffi pour s’abandonner aux charmes du pays malgache, et pourtant, il le découvre pour la première fois. Il, c’est Patrick Jeannette, un artiste originaire de la Martinique mais résidant à Marseille. Cette capitale phocéenne lui a permis de nouer ses premiers contacts professionnels avec des musiciens malgaches. Patrick Jeannette, le leader du groupe «Expression», un auteur-compositeur, doublé d’un chanteur marquant le tempo de ses œuvres à la batterie et quelque autre percussion se familiarise au salegy.

 

Un jour, ses camarades malgaches de la ville de Marius et Olive l’invitèrent à une projection vidéo d’un DONIA depuis le festival jusqu’aux prestations artistiques. Ce fut le coup de foudre. Avec ses quatre albums et ses deux sigles, Patrick Jeannette se taille déjà sa petite place dans le difficile milieu du show-bizz et ce, en attendant la sortie pour la fin de ce mois du cinquième album pressé dans la capitale française par KDG. Ses tournées effectuées surtout aux Antilles, aux USA, au Canada et parfois à l’île de la Réunion lui ont permis de prêcher la bonne parole : celle de la musique des Caraïbes. Ici, le zouk, le reggae ou la salsa s’alternent sans que l’un d’eux n’abandonne la moindre parcelle de son caractère.

 

Partout ces expressions musicales ont reçu le meilleur accueil tant elles procurent le bien-être du « nihil dolere », distillent joie de vivre et paix tout en favorisant l’échange.

 

En marge de la version n°13 de DONIA, Patrick Jeannette se produisait avec le concours du fameux groupe les Tigres du Vieux Port.

 

Le séjour nosy-béen du Martiniquais atteignit son point d’orgue, dimanche, nuit de la fermeture de DONIA. Au stade d’Ambodivoanio siège du festival le plus réputé et le plus stable de cette zone de l’océan Indien, le ressortissant des Caraïbes se produisit en live, accompagné par les Tigres du Vieux Port pour partager la scène avec deux monstres sacrés du spectacle, Dedesse et Dr JB.

 

Fasciné par la qualité de l’accueil du COFESTIN et de la population, Patrick Jeannette ne rêve que d’un retour à l’île aux parfums. Il viendra alors avec son groupe « Expression », participera au carnaval, animera des spectacles pour enfants, interviendra pour inciter des jeunes artistes à produire leurs œuvres grâce au studio mobile qu’il trimbalera.

 

Patrick Jeannette a quitté Nosy-be hier, en fin d’après-midi, pour un transit à Tana avant de prolonger sur Paris.

 

Tribune 03/06/06

Festival Donia 2006

– Daddy R.

Vive la fête malgré tout…

 

Après toute l’histoire avec la COI, puis la JIRAMA,… le Cofestin s’en est bien sorti finalement et le festival Donia a pu se tenir depuis le 31 Mai. L’île aux Parfums vit totalement dans une ambiance de fête chaque soir avec la prestation des artistes en avant.

« Après une longue négociation avec la JIRAMA, on a finalement trouvé une entente concernant l’installation qui doit être fait dans le stade d’Ambodivoanio ». C’est par ces phrases que Jean Louis Salles, le SG du Cofestin a répondu aux questions des journalistes présents lors d’un point de presse concernant le problème avec cette société, fournisseur d’électricité à Nosy Be.

Le festival Donia a donc pu se tenir et a été ouvert officiellement Mardi dernier. En présence du Ministre de la Culture et du Tourisme, Jean jacques Rabenirina, le carnaval dans toute la ville ainsi que le fameux bal d’ouverture ont donné le ton. Puis, le premier jour du concert, c’est-à-dire, le mercredi 01 Juin, la prestation des artistes locaux a surtout marqué la soirée. « Scholars », un jeune groupe de rap ou encore « Rnj » ont ouvert le bal avec une participation qui n’a pas eu trop de succès. Avec des chanteurs qui chantent faux ainsi sur des mélodies de « Quit Playing Games » de Backstreet Boys, qui ont été reprises, on a senti la manque de préparation pour un festival de cette envergure.

Les choses sérieuses ont commencé avec la qualité qu’a offert les sept jeunes filles de « Parfums d’Orient ». Un groupe de filles venant de Mayotte qui a mis en valeur la danse traditionnelle indienne. Elles ont offert un beau spectacle pour les yeux avec des chorégraphies à couper le souffle. Le clou du spectacle a été la prestation de deux grands artistes. En l’occurrence, Rah-Chicki et Jaojoby, le « king ». Si la participation de ce dernier au festival Donia n’est plus une grande surprise, le premier a étonné plus d’un avec sa prestation très attendue par public nosy béen. Rah-Chicki a créé l’ambiance en interprétant tous les morceaux « grande gueule ».

A noter que les Mahorais ont eu le privilège d’être les hôtes de ce festival lors de cette 13è édition. De ce fait, une dégustation de ses plats ainsi qu’une conférence dédiée à cette sympathique population ont été à l’honneur. A l’Alliace Française de Nosy Be, ils ont fait connaître leur culture et leur population lors d’une conférence. Le festival prendra fin demain par un grand bal populaire au stade même, animé par le fameux groupe Dr JB.

 

 

GAZETTE 02-06-2006

 

Donia 2006 :La fête avant tout

Faly R.

La 13è édition du festival « Donia » a été ouverte officiellement mercredi dernier malgré toutes les péripéties que le Cofestin a dû subir durant la préparation de cette manifestation. Elle a débuté par une cérémonie ordinaire qui a tout d’abord commencé par le rituel grand carnaval d’ouverture où toute la société de Nosy-Be a été représentée. Elle a ensuite été suivie de discours, d’un concert au Stade et enfin d’un grand bal au gymnase de la ville.

Jeudi a surtout été marqué, à partir de 20 heures 30, par le concert de quelques groupes de hip hop locaux, à savoir

 

G-Skolar et Des’zo, un groupe de hip hop local mais qui évolue en Allemagne. Puis vint ensuite Kiltir et Destin de La Réunion, ainsi qu’un groupe de danse de Mayotte dénommé « Parfum Oriental », Rah Kicki et enfin Jaojoby.

 

Hier soir, on a également pu apprécier les prouesses de quelques combos étrangers dont des réunionnais et des mahorais mais également des jeux nautiques, de la prestation de la compagnie Am’Psy..Dihy Clan, et bien d’autres encore.

 

Bien d’autres, en effet, car il faut dire que Sylange Kilalaky ou encore Abdou Day, le footballeur devenu chanteur, et enfin Terakaly y participent aussi.

 

Par ailleurs, il faut noter que ce soir il y aura une course de VTT à Dzamanzar, un spectacle pour enfant, une compétition de voile et le concert du stade comportant au moins quatre artistes de renom plus quelques artistes locaux qui n’ont rien à envier à ces derniers.

 

Pour conclure, malgré tout, le Donia s’est tant bien que mal tenu grâce à seulement quelques membres du Cofestin, quelques bénévoles et surtout, quelques bénévoles sponsors.

 

A suivre…

 

 

Wanadoo culture 02-06-2006

Festival Donia : La Réunion, Mayotte et Madagascar, seuls pays représentés

 

De rebondissement en rebondissement, la 13ème édition du Donia a lancé son coup d’envoi mercredi.

 

Coup d’envoi de la 13ème édition du Festival de l’Océan Indien, communément appelé Donia. Mercredi, les rues de l’île aux parfums étaient encombrées d’enfants et de jeunes venus applaudir la traditionnelle parade qui marque le début des festivités. Une trentaine de groupes ont envahi les rues, dansant et chantant, rivalisant de talent, sous le regard du Ministre de la Culture, Jean-Jacques Rabenirina, qui a tenu à être présent.

 

Mais les choses sérieuses ont réellement commencé, hier avec la tenue des concerts. Parmi les artistes présents, la tête brûlée de la chanson malgache, Rah-ckiki. Ce talentueux et virulent artiste, qui avec sa langue bien pendue, continue à enchanter le public. Hier, le public de Nosy-Be n’a pas caché son plaisir de retrouver Rah-ckiki pour une deuxième fois. Vient ensuite Jaojoby, un inconditionnel de Donia, qui a, comme son habitude, fait danser le stade de son salegy entraînant. Une première soirée qui a marqué le succès de cette 13ème édition.

 

Un chiffre 13 qui semble avoir porté la poisse aux organisateurs. « C’est vrai, nous avons eu de nombreux problèmes financiers avec le désistement de la COI. Cette année, nous avons eu un budget réduit de moitié », raconte Paolo Attanasio, président du COFESTIN. Mais loin de se laisser abattre, les membres du COFESTIN ont voulu relever le défi en réussissant à monter comme il se doit cette édition. « Le ministère de la Culture nous a été d’un très grand secours. D’ailleurs, les artistes présents ont été aussi compréhensifs. Notamment, ceux de Mayotte qui ont même apporté leur contribution en offrant une dégustation de plats mahorais », raconte toujours Paolo Attanasio. Devant le budget, seuls Mayotte et La Réunion ont pu participer à ce Donia.

Quoi qu’il en soit, le ciel est bleu du côté de Nosy Be. Pari tenu pour les organisateurs qui, jusqu’à présent, ont enregistré une vente de 17.000 billets rien que pour la première soirée. Ce soir, Abdou Day, un des artistes les plus attendus, va sûrement enflammer le festival. Affaire à suivre.

 

Recueillis par RHD

©Midi Madagasikara

 

 

Les NOUVELLES de Madagascar

( paru le 2/6/2006 )

CULTURE

Le festival Donia démarre avec un budget revu à la baisse

 

Tout le monde l’attendait comme étant un des clous du festival Donia 2006. Il ne viendra peut-être pas. Il s’agit de Mily Clément qui se trouverait toujours à Tana hier alors qu’il est à l’affiche du Donia demain.

Heureusement, ce sera certainement la seule fausse note du festival car lors d’un état des lieux, hier, le comité d’organisation (Cofestin) a déclaré que tout le monde est déjà dans la place, le dernier arrivé étant Dédesse qui vient de débarquer, hier, sur l’île aux parfums. Inutile de le préciser, le parfum est à la fête à Nosy-Be. Depuis mercredi, les vacanciers, que l’on appelle sous le qualificatif barbare de touristes, croisent des artistes à Ambatoloaka plage Où résonnent des bruits de répétition. Avec des grelots faits avec des coraux et une calebasse, des djémbé et un steel drum, les membres de Zanak’Avaratra percussions improvisent autour d’un thème folklorique. Le groupe fait partie de ceux qui sont venus se greffer sur la programmation officielle, au

même titre que K’alà, entre autres.

 

En raison du non-paiement par la COI d’un reliquat de 30 000 euros pour des raisons dont on ne reviendra plus ici, le budget du Donia a été revu à la baisse d’une manière conséquente avec, seulement, 80 millions d’ariary. Exactement le même montant que le passif du Cofestin par rapport à l’édition précédente. Donia ne s’est jamais trouvé dans une telle difficulté financière, confie le vice-président, Vicenzo Sanna.

Mais argent ou pas, the show must go on ! Hier, des rappers originaires d’Antsiranana mais qui poursuivent leurs études à Tana avec, à leur tête, une fille, ont ouvert les hostilités; suivis de Des Zo, toujours du hip hop et toujours des jeunes originaires d’Antsiranana, mais qui ont quitté Madagascar il y a des années pour s’installer à l’étranger. De cet étranger d’où est venu Le parfum d’Orient, lequel a fait une démonstration, comme son nom l’indique, de danses orientales. De cet étranger d’à côté, de La Réunion pour être précis, vient Destyn, un groupe de roots qui commence à devenir des habitués de Mada.

 

Hier, la scène a été clôturée par des artistes malgaches : Rah-Ckiky, que le public de Donia a fait faire un tour d’honneur du stade lors de sa première participation il y a trois ans, et Jaojoby, roi du salegy et seigneur du Donia, régulièrement programmé à chaque édition du festival.

Aujourd’hui, l’affiche promet du rap, du zouk et du bawejy avec Am’psy-Dyh clan; du m’godro avec Trio Mayotte dont la délégation a proposé une dégustation culinaire mahoraise, hier; du reggae avec Abdou Day; du Tonton Sôla avec Dah’Mama, arrivé à Nosy-Be avec des valises de costumes de scène, mais également un album VCD et quelques incontournables pour les fans : tee-shirts et posters. La soirée ne s’achèvera qu’après minuit avec Terakaly le bien nommé. Au Donia, on ne voit pas le temps passer.

 

Randy Donny

 

 

Les NOUVELLES de Madagascar ( paru le 1/6/2006 )

CULTURE

Le festival DONIA fidèle au rendez-vous

 

Comme chaque année, le festival phare de la Grande île offre un week-end des plus folkloriques pour la population nosybéenne. Donia, plus qu’un festival, est un rendez-vous, et une fierté pour le pays. Les îles avoisinantes se font une joie d’y envoyer quelques représentants, et le reste du monde commence à s’y intéresser. Cette année, Donia propose encore plus d’émotion avec un programme très chargé.

Il faut absolument que j’assiste au Donia pour Abdou Day, lance un jeune garçon à ses amis dans la rue. Abdou Day, c’est qui, en fait ?, fait remarquer un artiste qui vient de débarquer à Nosy-Be.

Le ton est donné, Donia vient de se découvrir une attraction : Abdou Day, un chanteur de reggae originaire d’Antsiranana, mais installé en France.

La 13ème édition du festival a été inaugurée hier, comme il est de tradition, par la conjugaison de 3 manifestations en un seul jour : un carnaval à travers la ville, un cocktail au Vanilla Hôtel et un grand bal au gymnase de Hell-ville. A l’affiche du Donia jusqu’au dimanche 4 juin : une révélation (Dah’Mama), deux sacres (Jaojoby, Dr JB) et trois retours majeurs (Rah-Ckiky, Mily Clément, Dedesse).

 

A l’animation, le mordant Mourchid, par ailleurs excellent chanteur de reggae lui aussi, à qui incombe le soin de présenter les invités étrangers du festival cette année : Des Zo, un rappeur américain de passage, Trio Mayotte, Destyn et Kiltir (La Réunion) et l’antillais Patrick Jeanette.

Le ministre de la Culture et du tourisme, Jean Jacques Rabenirina, a tenu à féliciter le Comité d’organisation (Cofestin) pour sa persévérance et sa volonté d’offrir, à chaque week-end de la Pentecôte un événement de qualité malgré les difficultés financières qui font planer sur chaque édition de Donia le risque d’être la dernière. Espérons que ce ne sera pas le cas pour cette édition estampillée d’un chiffre redouté par les hôteliers.

 

Randy Donny (Nosy Be)

 

 

Tribune du 27 mai

Festival Donia 2006 27/05/06 – Daddy R.

 

Y aura ou y aura pas ?

Décidément, les Nosy-béens sont plus que jamais déçus avec l’existence du délestage, encore, dans la région Nord de l’île. Avec la prochaine tenue du festival Donia, le Cofestin est sur le point de tout résoudre , afin que la fête puisse se dérouler normalement.

« Jamais deux sans trois ! ». Après le cauchemar de l’année dernière où le Cofestin a dû annuler le concert de plusieurs artistes qui devraient se tenir en ville à cause du délestage qui sévit la ville de Nosy-be, voici encore cette année que la même histoire revient.

En effet, jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse, aucune résolution n’a encore pu être trouvée entre le Cofestin et la Jirama concernant le paiement d’une grosse somme pour la fourniture d’électricité pendant la tenue du festival. Donc, pour le moment, on ne peut pas encore se fixer si Donia se tiendra ou pas.

Invité de notre confrère Guilot Ramilison et Steve Maniry dans l’émission « Talk gasy » sur la Rta, le Ministre de l’Energie et des MInes Olivier Donat Andriamahefamparany a affirmé que cette coupure est d’ordre technique. Vu l’usure des matériels ainsi que leurs anciennetés, il est tout évident que ces matériels subissent une panne pareille. Si l’on se réfère à son intervention, aucune réponse rassurante n’a été proposée. Ce qui confirme la tergiversation pour la tenue du festival Donia. Sans parler de l’insécurité qui règne après l’évasion des six bandits du prison de Nosy-be.Il faut attendre les prochains jours pour savoir si le Cofestin s’en est bien sorti face à tous ces obstacles. Alors vivre Donia sans électricité ? « MIsaotra tompoko fa voky ! ».

 

 

 

RFI le 23 mai 2006

Festival « Donia »

Pour sa 13ème édition, le festival culturel et musical de Nosy-Be promet d’être riche en événements. La manifestation se tiendra pendant 5 jours avec le carnaval d’ouverture, suivi de quatre soirs de concerts. Une grande campagne de dépistage sida aura lieu ainsi que des activités sportives (course de VTT, 4ème moto-cross de Nosy-be).

Du hip-hop au salegy en passant par le kilalaky, le maloya ou encore la musique mahoraise, la scène de Donia 2006 donnera une place importante aux artistes locaux et nationaux, mais aussi à ceux des îles francophones de l’Océan Indien que sont La Réunion et Mayotte.

Le désormais légendaire Jaojoby sera la vedette du concert d’ouverture, sans oublier les groupes Kiltir et Destin de La Réunion, tandis que l’antillais Patrick Jeannette clôturera lui le festival dans une ambiance zouk.