festivale donia

festivale de donia

LES NOUVELLES DU 15 JUIN 2011

Donia Programmation artistique au top, organisation à revoir…

Comme un festival qui se respecte, Donia a une fois de plus témoigné sa maturité au niveau de la programmation artistique. Les têtes d’affiche de la 18e édition n’ont rien déçu ou presque. De Vaiavy Chila à Fandrama, en passant par Jerry Marcoss, Ambondrona ou encore Princio, Rasoa Kininike, Lily, Big MJ et Dah’Mama… l’ambiance a toujours été chaud. L’assistance, en petit ou grand nombre, a toujours vibré sous les cordes et tempos des artistes.

En cinq ans de participation d’affilée au Donia, le groupe Ambondrona a toujours connu la même adulation. Après dix ans de carrière et plusieurs participations au festival, Jerry Marcoss a encore été encensé. Idem pour Dah’ Mama qui en est à sa troisième participation. Princio et Big MJ qui sont à leur premier Donia s’en sont également sorti avec beaucoup d’éloges.

Certains artistes n’ont pas toutefois été satisfaits et n’ont pas manqué, comme à l’accoutumée avec le festival Donia, de manifester leur mécontentement Timing en décalage avant l’entrée sur scène et les problèmes d’hébergement sont, entre autres, les gaucheries évoquées. Mais il n’y a pas que les vedettes qui râlent après Donia, journalistes et artistes « jeunes talents » le sont également. A l’intérieur même du comité, la friction se manifeste et certains membres affichent leur déception quant au « monopole » étranger dans le festival.

« Être président n’est qu’un titre, seuls les fondateurs décident », déplore notre interlocuteur qui veut garder l’anonymat. Indigné, il a lâché que Donia n’appartient pas seulement aux opérateurs hôteliers étrangers de Nosy Be, le festival est à Madagascar et seuls les Malgaches méritent d’y apporter leur touche ». Ce membre du Cofestin pointe ainsi de doigt surla démission des membres étrangers lorsqu’un Malgache a siégé à la présidence du comité.

La communication et la gestion financière restent l’un des points faibles du festival Donia d’où les « pertes » déclarées à chaque édition. Et ces problèmes risquent encore de perdura dans l’avenir à moins qu’un effort particulier y soit mis.

Promouvoir les jeunes talents ?

L’objectif de promouvoir des jeunes talents du festival Donia laisse perplexe. Le traitement de faveur qu’accorde le Cofestin aux artistes « vedettes » en dit long. Certains d’entre eux sont payés jusqu’à 3 millions d’ariary alors que les jeunes talents ne touchent même pas une enveloppe modique, en guise de remerciement.

« Je n’ai pas demandé à être payé, par contre, j’ai réclamé une indemnisation pour mes musiciens », raconte Faouzia, une jeune artiste qui a marqué le festival Donia. Mais la réponse qu’elle obtiendra va être négative. Elle a du payer toute seule ses frais de déplacement jusqu’à Nosy Be et les musiciens qu’elle a engagé pour l’accompagner sur scène. Pour y participer, ce sont donc les artistes qui payent

Cette jeune talent originaire de Nosy Be qui vit actuellement en France de se demander ainsi si festival qui se vante toutefois d’être « promoteur de jeunes talents l’est vraiment. Et on s’interroge aussi si tous les jeunes talents qui montent sur les planches de Donia en subissent tous le même sort que Faouzia ? Vavah R. (Nosy Be)