festivale donia

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MIDI MADAGASCAR DU 14 JUIN 2011

Donia : Une foule en liesse durant la clôture

 Mardi, 14 Juin 2011 00:00

    Ce grand festival international est maintenant terminé. Il restera beaucoup de beaux souvenirs aux participants. Le rideau est tombé sur la 18e édition du festival Donia. Les surprises ne manquaient pas, puisque la vingtaine d’artistes ont donné le meilleur d’eux-mêmes durant les cinq jours ou plutôt cinq nuits de spectacle. Samedi, les gars d’Ambondrona qui en sont à leur cinquième participation au Donia ont survolté le public du stade d’Ambodivoanio. Ce groupe souffle ses dix bougies et Nosy-be a eu le privilège d’être le premier à savourer le moment. Ambondrona, une légende en devenir si cette formation ne l’est déjà, a mis le feu avec ses pop-rocks. Le grand Fandrama, quant à lui, a mis la cerise sur le gâteau en clôturant le Donia par sa variante de « salegy gôma ». Fandrama et sa compagnie ont fait vibrer les milliers de personnes avides d’ambiance. Entre le public du nord et Fandrama, le courant passe. Il n’y a plus rien à expliquer. Les autres groupes comme Vaiavy Chila, Jerry Marcos, Rasoa Kininike ont encore une fois prouvé qu’ils sont maîtres de leurs musiques respectives.

    Des révélations et des vedettes en devenir.Et comme Donia est aussi un moment de découverte, les jeunes artistes – dont la plupart sont à leur première apparition – ont pu briser la glace avec le public de Nosy-Be très réceptif. Ainsi le nom de Fahouzia, une artiste que certains qualifient déjà de relève de la diva de la « mozika mafana » Chila, a déjà été gravée dans les mémoires de l’assistance. Cette dernière a déjà un album au compteur et commence à cartonner auprès des férus de la musique tropicale. Pour Rasoa Kininike, cette édition a surtout été une occasion de présenter son fils, le jeune Luco qui n’a que dix ans et qui a déjà prouvé qu’il est déjà un as de la scène. Le petit est aussi doué au chant qu’à la danse. Mais il a tout assuré à la façon d’un artiste chevronné, malgré son âge. Luco n’a pu qu’émerveiller le tout Ambodivoanio constitué par une population cosmopolite avec les touristes venus spécialement à Nosy-Be, rien que pour savourer la belle vie (signification de Donia même). Résultat positif. Le Dr Hubert Radaniarison, Président du comité d’organisation du festival (Cofestin) trouve un résultat plutôt positif sur cette édition. Bien que les sponsors n’aient pas été nombreux comme auparavant, la crise nationale étant, Donia a pu rassembler des icônes de la musique malgache. « Il faut admettre que le Cofestin enregistre des pertes ces derniers temps face à cette chute en nombre des partenaires. Mais bon an, mal an, Donia est toujours là » concède le président du Cofestin. En tout cas, le public a trouvé une énorme amélioration de ce festival par rapport à l’édition précédente. C’est signe que le pari est gagné pour le comité d’organisation qui ne ménage pas ses efforts quant il s’agit de la tenue de Donia. Epilogue du festival hier, mais la belle vie continue à Nosy-Be… En attendant la prochaine édition !

Didi R.